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Dulloo : ?Il faut que l?aide au commerce arrive vite?
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Dulloo : ?Il faut que l?aide au commerce arrive vite?
Les tensions géopolitiques du moment risquent d?entraver la conclusion du cycle de Doha. Le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Madan Dulloo, a fait part de cette crainte hier lors de son discours d?ouverture d?une réunion de haut niveau sur l?Aid for trade (AFT). Cette rencontre se tient à l?hôtel Le Méridien, Pointe-aux-Piments.
Maurice et ses partenaires africains se mobilisent pour accéder aux initiatives de l?AFT. Ces financements permettront aux pays bénéficiaires de faire face à la libéralisation du commerce mondial. L?idée prit forme lors de la dernière réunion ministérielle de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) à Hongkong. Les pays pauvres et les petites économies en développement, comme Maurice, comptent beaucoup sur ces aides au développement.
?Avec la situation qui prévaut sur la scène internationale, la présente réunion du G8 va se focaliser sur les crises. Le commerce international ne va pas recevoir l?attention qu?il mérite?, s?inquiète Madan Dulloo. Déjà, dit-il, la conclusion du cycle de Doha traîne à Genève.
Maurice plaide pour que les mesures sous l?AFT arrivent vite, et qu?elles n?attendent pas la fin des négociations commerciales à l?OMC. ?Il y a une nécessité pour une action positive au sein du système multilatéral, pour permettre à certains pays d?absorber les chocs et de développer les capacités industrielles. (?) L?accès aux marchés n?est pas suffisant. Nous avons besoin d?infrastructures commerciales et de capacités industrielles?, dit le ministre.
Soutiens financiers en amont
Il est important que les pays pauvres et les économies vulnérables aient les moyens techniques pour profiter de l?ouverture des marchés. Maurice qui s?est lancée dans un vaste chantier de réformes, a besoin de ressources pour mettre en ?uvre les changements structurels. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, appelle les pays industrialisés à contribuer aux initiatives d?aide au développement afin d?éviter à certains pays d?être marginalisés dans le processus de libéralisation.
Il a relevé les difficultés de certains pays en raison de l?érosion accélérée des préférences commerciales. Le ministre a plaidé pour que les soutiens financiers soient décaissés en amont afin que les pays bénéficiaires puissent les utiliser au financement de leurs programmes de réformes. Rama Sithanen dit compter beaucoup sur l?appui de l?Union européenne qui dispose déjà de plusieurs instruments de coopération et d?assistance au développement.
Joseph Deiss, ministre suisse des Affaires économiques, a énuméré les nombreuses mesures prises par son pays pour aider les pays en développement, de même que les moins avancés, à s?ajuster à la dynamique de la libéralisation commerciale.
Le développement des capacités industrielles pour profiter de l?ouverture des marchés a aussi été abordé par Elizabeth Tankeu, commissaire au Commerce et à l?Industrie de l?Union africaine. ?À l?heure de la globalisation, l?Afrique ne peut plus se contenter du rôle de pourvoyeur de matières premières?, souligne-t-elle.
Les programmes de l?AFT devraient aider le continent à développer de nouvelles industries afin de participer pleinement à la libéralisation des échanges.
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