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Dulloo commente sans préciser

23 septembre 2007, 00:00

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Dulloo commente sans préciser

Le timing était parfait. Les développements dans la relation Union européenne (UE) et pays Afrique, Caraïbes, Pacifique (ACP) sur le protocole sucre expliquent, a priori, un point de presse de Madan Dulloo. Mais les rumeurs sur le statut du Mouvement militant socialiste mauricien (MMSM) au sein de l?Alliance sociale, à la suite du départ du PMSD, ne sont pas étrangères aux thèmes qu?a abordés le ministre des Affaires étrangères, hier.

Alors qu?on se serait attendu à un éclairage clair et précis de la situation, c?est un condensé de tous les comités ministériels auxquels il participe et « l?ampleur de cette responsabilité » qu?a présentés le ministre à la presse. Un exercice de relation publique qui visait surtout à montrer sa participation au sein de l?action gouvernementale. Au moment où l?UE ne donne aucun signe de vouloir négocier afin de préserver les dérogations actuelles bénéfient les pays ACP à l?expiration de l?Accord de Cotonou le 31 décembre 2007.

Évitant d?aborder les points techniques et pointilleux du Protocole sucre, le ministre Madan Dulloo s?est penché plus sur la politique régionale comme argument de négociation. « Malheureusement, les engagements que Maurice a pris au niveau de l?Accord de Cotonou sont irréversibles. Le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, et moi-même avons réussi à rallier les autres pays de la région Afrique Orientale et Australe des pays de la SADC pour consolider notre pouvoir de négociation », a-t-il déclaré. Le ministre Dulloo a été l?un de ceux qui ont compté sur une solution politique pour une sortie de crise. Concrètement contraindre l?UE à négocier en amenant tous les pays ACP à faire bloc autour de la conservation des régimes spéciaux contenus dans le Protocle sucre notamment. Mais cette approche n?a eu aucun succès jusqu?ici. Ce qui amène les plus lucides à privilégier une géométrie plus variable dans les négociations. Arvin Boolell figure parmi eux en expliquant que « rien n?empêche que Maurice, le Kenya, les Seychelles et le Zimbabwe soient dans une configuration pour discuter avec l?UE sur le dossier sucre ».

<B>« Un accord bilatéral souhaité »

Ce qui est applicable sur le dossier sucre l?est aussi plus largement sur le dossier des Accords de partenariat économique (APE), qui, si conclus, remplaceront l?Accord de Cotonou au 1er janvier 2008. Mais on l?aura compris, Madun Dulloo ne communiquait pas pour dire ce qui reste à faire pour que 2008 ne soit pas l?année de la perte accélérée des préférences pour Maurice. Il était là, avant tout, pour démontrer qu?il est encore solidement implanté au gouvernement.

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