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Du sang qui coule pour une bonne cause
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Du sang qui coule pour une bonne cause
«C?est assez impressionnant», nous dit Virginie, 20 ans. La jeune femme était hier à l?immeuble Emmanuel-Anquetil, à Port-Louis, où était organisée la Mega Blood Collection. Organisé par la Blood Donors? Association (BDA), cet événement annuel s?est fixé pour objectif de collecter, cette année, 1 500 pintes de sang.
La musique diffusée par les haut-parleurs accompagnait la véritable foule venue faire don de son sang. Environ 150 personnes, professionnels de la médecine et volontaires, coordonnaient les mouvements pour assurer le succès de cette initiative de la BDA.
Prashant, 15 ans, est un de ces volontaires. Il s?active à aider les donneurs à compléter les fiches d?inscription avec nom, adresse ou groupe sanguin, pour ceux qui le connaissent. L?adolescent nous explique qu?il est venu avec son moniteur de karaté et d?autres élèves. Nushrinah, 18 ans, est une autre volontaire qui aidait aux inscriptions dès 8 heures le matin.
Après l?inscription, le donneur potentiel est soumis à une évaluation médicale : poids, tension artérielle et test sanguin. Danraj Dhondee, un infirmier de 27 ans, est de ceux qui font ces tests pour lesquels, dit-il, très peu sont recalés. Nous regardons Farrdeen, 20 ans, étudiant en médecine, faire une prise de sang pour le test. Une petite piqûre au pouce et il collecte la goutte sang qu?il dépose dans la fiole contenant du sulfate de cuivre. «Il s?agit du test pour la teneur en hémoglobine. Pour faire simple, si le sang coule, c?est bon», dit l?étudiant. En cas d?insatisfaction, une vérification plus poussée est faite, par un médecin cette fois.
Ces étapes passées, le donneur s?engage dans la dernière ligne droite. Il prend son blood pack, cathéter et tube, et se place dans la file. L?attente est d?environ 10 minutes, avant d?arriver devant les infirmiers chargés de la collecte. L?étape la plus difficile, nous dit l?un d?eux. Il n?est pas aisé de «trouver une veine». Comme pour lui donner raison, il ne trouve pas celle du donneur suivant. Il lui demande s?il peut essayer à nouveau. Le donneur peut en effet accepter ou refuser.
Subhanand Seegoolam, président de l?organisation non gouvernementale Blood Donors Association, a de quoi être content. Son association a pu collecter 1 708 pintes de sang hier. Bien qu?épuisé (il était sur pieds depuis le lever du jour), il se dit heureux de la réaction du public. «Les Mauriciens nous ont montré qu?ils sont là», nous dit-il. Toutefois, son but est d?amener à faire entrer le don de sang dans les m?urs locales. «Notre but est d?avoir au moins un donneur dans chaque foyer», nous révèle-t-il.
Ajmal Mulloo, 28 ans, est un donneur régulier, tous les trois mois, précise-t-il. Cet habitant de Port-Louis participe aussi, chaque année, à cette méga-collecte. Chaque année, il décroche un des prix offerts par tirage au sort. «Son sang porte bonheur», affirme, en souriant, l?amie du jeune homme chanceux.
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