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Du plastique sur la planche
L?île Maurice a, encore une fois, vu de toutes les couleurs pour les élections générales 2005. En effet, pavillons, drapeaux et compagnie n?ont pas dérogé à l?incontournable folklore national. Mais après la débauche du plastique, vient le nettoyage.
Si certains déplorent la lenteur de l?opération, d?autres se sont mobilisés pour que leur quartier retrouve leur visage d?antan le plus vite possible. C?est rare de voir les agents pratiquer autant de zèle tant dans le ramassage du plastique que dans sa mise en place. Ce qui frappe surtout, c?est que les habitants de La Source à Quatre-Bornes ont surmonté leurs différences politiques pour mettre la main à la pâte.
?Nu pe travay dan enn larmoni byen serye e mo tir mo sapo ek bann travayis, explique un militant mauve en pleine tâche. O lie nou atan National Development Unit ou la minisipalite, nou mem nou pe met enn prop e mo konsey tou bann azan fer parey.? Le seul hic au tableau, c?est qu?il faut brûler une partie des détritus. Une approche définitivement pas la plus viable pour l?environnement.
Déjà à pied d??uvre
Une entreprise de recyclage, en l?occurrence Plastic Recycling Company (PRC) de Riche-Terre, s?est proposée pour l?exercice de ramassage. ?Nous espérons recueillir une grande quantité de plastique. Nous avons prévu de la place et nous allons utiliser ce qui sera encore en bon état?, dit la responsable de l?administration, Géraldine Luquet. L?entreprise convertit les oriflammes en pellets qui sont ensuite transformés en sacs poubelles, poubelles et meubles de jardin, entre autres.
Le gros du travail de la PRC viendra toutefois des municipalités et des conseils de district même si la Living Environment Unit (LEU) du ministère de l?Environnement est chargée de ?leur donner un coup de main?. La LEU a d?ailleurs, à travers un communiqué, suggéré aux autorités locales d?entrer en contact avec la PRC.
Certaines municipalités sont déjà à pied d??uvre pour le grand déblayage. Celle de Curepipe a divisé la ville en quatre zones, prises en charge chacune par une équipe de cinq personnes. Pour décrocher les banderoles, souvent placées dans des endroits peu accessibles, les équipes bénéficient de l?aide de deux camions habituellement utilisés pour l?entretien de l?éclairage des rues.
?C?est un très gros travail, explique Percy Maniacara de la municipalité de la ville-lumière, qui va continuer pendant le week-end pour se terminer la semaine prochaine.? PRC devrait, dès lundi, disposer d?un premier stock de plastique qui sera entassé près du Forum.
Les municipalités de Quatre-Bornes, qui a fait appel aux éboueurs et aux pompiers, et de Beau-Bassin-Rose-Hill ainsi que le conseil de district du Nord sont aussi sur la bonne voie. Mais si les municipalités possèdent les ressources nécessaires à l?élimination du ?plastique politique?, ce n?est pas le cas pour les petits villages. En effet, les conseils de districts disent avoir des difficultés pour l?organisation et la coordination du ramassage.
Pourtant la méthode est des plus simples, affirme le président de Nature Watch, Alvin Brigemohun. ?Ceux qui ont embauché des personnes pour accrocher des oriflammes n?ont qu?à les payer pour les enlever. Ça va de soi !?
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