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Drôles de cocos !
Rakesh Ramsing, mar-chand de fruits et de boisons non alcoolisées, n?en revient pas. Depuis que le permis d?opérer sur les plages est passé sous la tutelle de la Beach Authority alors qu?autrefois c?était le conseil de district qui s?en occupait, les aliments ont été répertoriés et classés dans différentes catégories et les opérateurs doivent payer une patente pour chacune d?entre elles.
Le marchand de Flic-en-Flac se trouve ainsi dans une situation qui lui déplaît. Dans la liste que la Beach Authority a établie, la noix de coco n?est pas considérée comme un fruit. Désormais, il doit détenir une patente pour le commerce des fruits et une autre pour la vente des cocos. ? C?est inacceptable.?
Rakesh Ramsing excerce ce métier depuis plus de quinze ans. Il payait au conseil de district de Rivière-Noire une patente de Rs 3 000 qui englobait tous ses articles notamment les boissons non alcoolisées, les sandwichs, les fruits et les gâteaux, mais tel n?est plus le cas.
Un délai
Il doit maintenant payer Rs 5 000 pour chaque item.?Ce n?est pas possible. Je vends cinq différents produits sur la plage et je dois trouver la somme de Rs 25 000?, déclare-t-il.
Ce dernier a dû se plier aux règlements de la Beach Authority qui lui avait donné un délai jusqu?au 31 juillet pour régler une partie de la somme. Au cas contraire, il risquait de payer une amende. Il payera la deuxième partie en janvier 2005. ?J?ai dû payer. Sinon, je serai au chômage. Je me suis endetté.?
Le marchand de fruits, qui exerce dans une caravane, sur la plage de Flic-en-Flac a fait une demande pour qu?un compteur du CEB soit installé sur la plage pour alimenter sa caravane en électricité, mais ses démarches ont été rejetées. ?Je considère comme une injustice de ne pas avoir un compteur alors que d?autres personnes faisant le même commerce que moi sur la plage en ont eu?, dit-il. Il a dû acheter un générateur de Rs 40 000 pour pouvoir travailler à la tombée de la nuit.
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