Publicité
Double course à la tête de Mauritius Telecom
Par
Partager cet article
Double course à la tête de Mauritius Telecom
Mauritius Telecom (MT) se prépare à un double changement. Les deux postes les plus importants de la société sont à pourvoir dans le court terme. Alors que le gouvernement se penche sur la désignation imminente du président du conseil d?administration, il doit également réfléchir à la nomination d?un directeur général, d?ici trois mois.
Le contrat de John Leung Yinko, l?actuel directeur général, arrive à expiration en octobre. Un renouvellement ne serait pas à l?agenda. John Leung Yinko, qui compte de longues années de service au sein de MT, a en effet eu 60 ans l?an dernier. Il avait décroché un contrat de deux ans au poste de chief executive avec le départ de Megh Pillay pour Air Mauritius, en octobre 2003. Il a toutefois eu le mérite d?avoir permis à MT de réaliser des profits nets records de Rs 1,36 milliard à l?issue de l?année financière 2004.
La course à la succession de John Leung Yinko est déjà lancée. Tout indique que le nouveau patron de l?opérateur national de télécommunications sera de la maison et de nationalité mauricienne. Les deux principaux prétendants sont Davendra Utchanah, executive director networks, et Tarkaswar Cowaloosur, executive director commercial . Ce dernier part avec une légère préférence dans les pronostics. Les deux font depuis longtemps partie de MT, où ils ont gravi les différents échelons.
D?autres membres du board of management de MT pourraient jouer les outsiders. Parmi, on compte Neermal Saddul, executive director development (et ancien patron de Telecom Plus), ainsi que Kresh Goomany, le directeur général de Cellplus. Ce dernier a impressionné plus d?un avec ses réalisations à la tête de la filiale mobile.
Selon l?accord signé avec France Télécom en novembre 2000, la partie mauricienne peut nommer le directeur général et le président du conseil d?administration tant qu?elle détient un minimum de 30 % des actions. L?actionnariat de MT est partagé entre l?Etat (41 % en incluant les 6,55 % du Fonds national des pensions), France Télécom (40 %) et la State Bank of Mauritius (19 %).
Les relations entre les parties mauriciennes et françaises ne sont pas au beau fixe depuis la dernière réunion du conseil d?administration, en juin. Les représentants de France Télécom avaient effectué un walkout après une discussion sur l?allocation d?un pour cent des actions de la compagnie aux 1 570 employés. Le gouvernement sortant voulait les octroyer gratuitement, alors que France Télécom insistait pour une facturation à un taux préférentiel. Le pourcentage d?actions de MT représentait plus de Rs 120 millions. Le nouveau gouvernement a promis de ?mettre à la disposition des employés de MT 1 % des actions de leur entreprise?, sans préciser la méthode.
Une confrontation est toutefois prévue entre le nouveau régime et France Télécom. L?Alliance sociale estime dans son manifeste que l?entrée de France Télécom dans l?actionnariat de MT a freiné les ambitions régionales de l?entreprise mauricienne. Le ton est donné mais le véritable signal sera la nomination du nouveau président du conseil d?administration de MT. Le siège est libre depuis la démission de Prem Nababsing au lendemain des résultats des élections la semaine dernière. Sarat Lallah, l?ex-ministre rouge de l?Informatique, serait le mieux placé. Mais le gouvernement pourrait opter pour une personnalité ?beaucoup plus forte?. Les étages supérieurs de la Telecom Tower vont vibrer?
Publicité
Publicité
Les plus récents