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Donnons la chance aux gamins
Les jeux de la CJSOI ne sont sans doute pas représentatifs de l?état de santé du sport mauricien. En revanche, les Jeux des îles 2007 nous avaient permis de mesurer l?ampleur du problème. La ribambelle de médailles récoltées à Mahé durant la semaine écoulée ne doit pas nous voiler la face, mais elle permet de croire dans un avenir meilleur.
Les gamins envoyés au front aux Seychelles sont revenus les poches pleines de médailles et les têtes pleines de souvenirs. Cette génération, appelons-la dorée, mérite qu?on s?occupe d?elle sérieusement. Non pas à la veille des compétitions, comme c?est devenu une tradition ridicule chez nous.
Le temps que les beaux discours s?achèvent et que l?euphorie tombe, comme ce fut le cas en 2003 pour nos JIOI, espérons que nos administrateurs se décideront enfin à mettre en place les structures adéquates pour permettre aux marmailles de grandir, d?évoluer en toute sérénité pour que dans cinq ans, au minimum, ils produisent des résultats dignes de la République. Dignes d?un pays qui se veut être tigre dans un océan, c'est-à-dire aller au-delà des Jeux des îles. Qu?on leur permette de tutoyer l?Afrique, d?aspirer aux Mondiaux, de caresser des rêves olympiques.
Rien de sorcier pour la recette. Une base bien élargie dans les régions avec des hommes de terrain possédant de la pédagogie et du vécu, une élite qu?on sélectionnera au fil des compétitions et en conclusion, cette même élite qu?on bichonnera à coups de sorties internationales. La Fédération de tennis de table applique déjà cette formule. D?autres l?ont fait auparavant mais ont abandonné par manque de je ne sais trop quoi.
Bref, il me prend cette envie soudaine d?arrêter de me répéter. Rien ne changera évidemment. A la veille de 2011 je vous ferai le même discours. Rien n?a changé, faute de volonté, de compétence, de vision et d?un chapelet de raisons. On n?a pas donné la chance à ses gamins qui pourtant en voulaient?
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