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Dixième jour d?angoisse...
Elles veulent encore y croire. Leurs familles ne se résignent pas à accepter qu?ils pourraient ne pas revoir Antoine Félicité, Victor Boulaye et Jocelyn Genave. Partis pêcher sur le banc de Nazareth le jeudi 14 octobre, ils sont introuvables depuis.
Les recherches se poursuivent bien que les espoirs s?amenuisent. Les navires croisant dans ce secteur ont été avisés de la disparition, tandis que la National Coast Guard quadrillent inlassablement cette partie de l?océan Indien. Le nouveau Dornier survolera encore une fois la zone aujourd?hui pour tenter de localiser les trois pêcheurs.
Travaillant pour la firme Noor Fishing, ils pêchaient à 35 milles nautiques au nord-est de l?îlot Raphaël. Ils n?ont jamais rejoint le bateau-mère, le Noor Star 2.
Port-Louis a été alerté le lendemain et des gardes-côtes basés à Rodrigues ainsi que le Dornier ont été dépêchés sur place. En vain.
Les trois pêcheurs étaient à leur septième jour de campagne lorsque leur disparition a été signalée. L?expédition du Noor Star 2 a alors écourté sa mission, regagnant le port jeudi.
Le Premier ministre, Paul Bérenger, a tenté de rassurer les familles des disparus en donnant la garantie que tout sera fait pour les retrouver. Le ministre de la Pêche, lui, a fait le contraire : en début de semaine, il devait déclarer en pleine conférence de presse que les trois hommes venaient d?être retrouvés...
Habitant la périphérie de Port-Louis, les trois hommes dérivent peut-être dans l?immensité bleue. S?ils ont la chance de Gaétan Boudeuse et de Jean-François Darga. Ceux-là pêchaient aux abords de l?îlot Raphaël à St Brandon lorsque leur moteur est tombé en panne. Ils avaient dérivé durant neuf jours avant d?être localisés. Ils diront avoir vu un porte-conteneurs et des navires de pêche étrangers qui semblaient les chercher mais sans les voir.
Autre « miracle » : le cas du Golden Boy en avril 2002. Deux pêcheurs de Port-Louis, Nasser Lallmamode et Francis Allas sont retrouvés à quatre-vingt-dix milles des côtes malgaches par un bâtiment de guerre français, La Grandière, après avoir dérivé pendant dix-neuf jours.
Si ces deux-là s?en sont sortis, la chance peut aussi être du coté des trois pêcheurs de Noor Fishing.
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