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Dissolution de la ?Prison Security Squad?

22 octobre 2007, 20:00

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Accusations de brutalités, de sévices, de maltraitance? Les détenus ont fait de nombreuses plaintes contre la ?Prison Supporting Squad? (PSS) à la mission des droits de l?homme sur la prévention de la torture des Nations unies. A tel point que les autorités pénitentiaires ont dissous cette unité hier matin. Les 75 gardiens qui la composaient ont été redéployés dans les prisons, comme à Richelieu.

Dorénavant, c?est la Special Mobile Force qui assure la surveillance des points stratégiques des prisons, comme les miradors.

Toutefois, les gardiens s?inquiètent du fait que les prisonniers brandissent les droits de l?homme à chaque fois qu?ils doivent respecter les règles de l?univers carcéral.

Déjà, la mission des droits de l?homme sur la prévention de la torture des Nations unies, qui a réclamé la fermeture immédiate de la Bastille à Ph?nix il y a quelques jours, a pris au dépourvu les autorités. C?est ce qu?estiment des proches de la prison centrale ainsi que des avocats.

En effet, les disputes entre les détenus transférés de la prison de haute sécurité de Ph?nix et ceux déjà incarcérés à Beau-Bassin font craindre le pire dans ce centre pénitencier : mutinerie, désordre généralisé? Les gardes-chiourme et les détenus à court terme sont anxieux. Dimanche soir, un règlement de comptes entre les détenus des deux pénitenciers, avec armes tranchantes, a entraîné des arrestations et des hospitalisations.

<B>Travaux de rénovation</B>

Quant à Vijayen Nayaranen, le commissaire des prisons, il minimise la situation. Pour lui, Beau-Bassin est sous contrôle. Il estime ?qu?il n?y a aucune prison au monde où il n?y a pas le problème de bagarres et de drogue?. Et, depuis toujours, il y a eu un flux de prisonniers entre la Bastille et la prison centrale, sans problème.

Il précise que la prison de haute sécurité n?est pas fermée totalement pour autant. ?Il y aura des travaux de rénovation pour humaniser cette prison et la rendre conforme aux normes requises par la commission des droits de l?homme.? Vijayen Nayaranen ajoute qu?après sa rénovation, d?ici l?an prochain, cette prison pourra à nouveau accueillir au moins 70 prisonniers. Ils seront détenus sur une base punitive pour mauvaise conduite pour une période limitée d?une année.

Me Jean Claude Bibi, un des avocats qui mène campagne pour un traitement plus humain des détenus en respectant leurs droits constitutionnels, concède lui aussi que la fermeture de la Bastille a ?pris au dépourvu les autorités pénitentiaires qui n?étaient pas prêtes à accueillir ces nouveaux locataires?.

Il fait remarquer que c?est à l?administration de la prison de prendre les mesures pour éviter toute situation échappant à son contrôle. L?avocat estime que même à Beau-Bassin, il reste beaucoup à faire pour améliorer le sort des prisonniers.

Toutefois, la situation semble toujours confuse et personne n?est en mesure de dire comment gérer l?arrivée subite de ces nouveaux locataires.

D?autant que Vijayen Nayaranen n?est pas dans les bons carnets du bureau du Premier ministre, en raison de sa ?rigidité et ses méthodes? qui ne correspondent pas à la charte des droits de l?homme. Il a été réprimandé à ce sujet au plus haut niveau la semaine dernière.

Depuis le week-end, la nervosité, la tension animent les gardiens, toujours sur le qui-vive. Ce sentiment d?inquiétude a commencé à gagner bon nombre de détenus qui sont affectés à des tâches peu contraignantes. Ces prisonniers, de passage à Beau-Bassin en attendant d?être libérés, ont fait savoir aux proches qui leur ont rendu visite qu?ils craignent pour leur vie et pour la sécurité même des autres détenus.

Les 24 détenus provenant de la Bastille ont l?air déterminés à faire entendre haut et fort leurs revendications, en insistant sur les droits de l?homme, affirment les gardiens. Ce comportement leur fait craindre le pire. Les gardiens estiment que maintenant toute la pression du travail repose sur eux. Il faudra davantage d?effectifs et revoir la façon dont ces détenus dangereux sont incarcérés.

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