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Diraj Gooneeadry : une référence mondiale

14 mai 2006, 00:00

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Mission accomplie pour notre compatriote Diraj Gooneeadry. Invité par la Fédération internationale de badminton (FIB) à officier à la phase finale de la Thomas & Uber Cup (26 avril-6 mai), il a eu le privilège d?agir en tant que juge de service lors de la finale masculine opposant la Chine au Danemark. Et ce devant plus de 50 000 spectateurs. « À ce stade ultime de la compétition, la pression est toujours très forte. Il y a souvent des risques de dérapage de la part des joueurs. Même si ce n?est pas toujours facile, nous devons toujours avoir le contrôle de la situation. Mais lors de la finale Chine-Danemark, il n?y a eu aucun incident. J?étais le juge de service de la rencontre qui opposait Bao Chunlai au Danois Kenneth Jonassen. C?était une grande expérience pour moi », confie notre compatriote qui est rentré au pays lundi.

Diraj Gooneeadry est le premier arbitre africain à avoir officié à la phase finale de la Thomas & Uber Cup qui est en fait le championnat du monde par équipes masculines et féminines. Il a arbitré une trentaine de rencontres durant son séjour à Sendai et Tokyo, villes où se sont déroulées les préliminaires et les finales respectivement. L?équipe de l?arbitrage était composée de 14 personnes.

« Nous étions sur la brèche pendant toute une semaine. Je peux vous dire que l?arbitrage africain n?a rien à envier à ceux d?Europe et d?Asie. D?ailleurs, j?ai reçu les félicitations de l?Américain Pausan Rang Sa Phito, membre du conseil de la Fédération internationale et Chairman du event committee », souligne-t-il fièrement.

Également entraîneur

Sa prestation au Japon va certainement lui ouvrir les portes des grands événements. Motivé à bloc, Diraj Gooneeadry attend sa prochaine lettre d?invitation avec impatience. « Il y aura les Championnats du monde en septembre à Séville, les Championnats du monde juniors en novembre au Corée et la Sudirman Cup en 2007. La fédération internationale n?a pas encore lancé les invitations. J?espère faire partie de l?équipe d?arbitrage pour une de ces compétitions », ajoute-t-il.

Diraj Gooneeadry, 37 ans, est définitivement voué à une belle carrière dans l?arbitrage, d?autant plus qu?il est encore très loin de l?âge de la retraite qui est fixée ? par la FIB ? à 58 ans.

Cet habitant du Sud porte également les casquettes d?entraîneur et de membre de l?Association mauricienne de badminton.

« J?ai été surpris de voir l?énorme fossé qui sépare le niveau africain au gratin mondial. L?Afrique du Sud qui représentait le continent noir était impuissante face à ces grandes nations du badminton », fait-il remarquer.

Pour le mentor de la sélection mauricienne, il n?y pas d?autre alternative, « l?Afrique doit pouvoir investir dans l?expertise étrangère si elle veut rehausser son niveau ».

« C?est aussi le cas pour Maurice. Nous avons besoin d?un DTN. Même l?Inde qui avait réussi à se hisser jusqu?aux quarts de finale de la Thomas & Uber Cup a fait appel à l?expertise Coréenne », précise-t-il.

Le niveau mondial est peut-être inaccessible pour les joueurs africains mais il ne l?est pas pour nos hommes en noir. Pour preuve, le parcours exemplaire de Diraj Gooneeadry !

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