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Difficile pour les Mauriciens de quitter Beyrouth
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Difficile pour les Mauriciens de quitter Beyrouth
?Les Mauriciens à Beyrouth ne sont pas vraiment enthousiastes pour rentrer au pays. C?est le sentiment que nous avons après la conversation téléphonique que j?ai eue avec le consul honoraire de Maurice au Liban, Salem Beydoun?, dit Rashid Soobadar, ambassadeur de Maurice au Caire.?Il n?y a aucune requête formelle de rapatriement ni d?évacuation de la part des Mauriciens?, confie-t-il.
En effet, bien que la situation à Beyrouth inquiète certainement les quelque 200 Mauriciens qui y travaillent, l?ambassade mauricienne n?avait pas encore, à hier, reçu de demande formelle de rapatriement ou d?évacuation. Le ministère des Affaires étrangères reste toutefois en contact avec diverses autorités concernées, pour parer à toute éventualité.
Rashid Soobadar confirme : ?A ce jour, aucun Mauricien n?a envie de quitter Beyrouth. Il y a plusieurs problèmes. Ils attendent que la situation se décante. Avec les bombardements qui, malheureusement, se poursuivent, ils ont évidemment exprimé leurs appréhensions.?
A son avis, partir de Beyrouth et rentrer à Maurice n?est pas chose facile pour ces compatriotes. Certains ont toutefois suivi leurs employeurs qui ont quitté la capitale libanaise. ?Si certains Mauriciens veulent rentrer au pays, Air Mauritius est disposée à les aider. Dans une telle éventualité, il serait souhaitable qu?ils passent par Damas, en Syrie, et de là rallient Dubayy ou Paris pour embarquer à destination de Maurice?, ajoute Rashid Soobadar.
Mais à Damas, il n?y a pas de places disponibles à bord des avions. Beaucoup d?étrangers qui quittent le Liban arrivent, en très grand nombre, dans la capitale de la Syrie. Les ambassades de l?Inde, de France et d?Angleterre à Beyrouth sont aussi disposées à aider les Mauriciens pour les évacuer, en cas de besoin.
<B>Restrictions </B>
Pour l?heure, les Mauriciens ne semblent pas d?accord avec les conditions de rapatriement, en raison des restrictions imposées. Pour ceux qui ont travaillé des années durant à Beyrouth, qui ont fait bien des sacrifices, il est difficile de tout laisser et de rentrer.
?Avec la situation qui prévaut dans le pays, les autorités libanaises ont imposé une limite à la somme qu?ils peuvent retirer de la banque. Sans compter que le coût du billet est très élevé. Il y a aussi la restriction sur les bagages qu?ils peuvent emporter s?ils quittent le pays. Ils ont droit seulement à un sac à main. Les Mauriciens sont tous sains et saufs?, dit Rashid Soobadar.
Dans les milieux du ministère des Affaires étrangères à Port-Louis, on affirme ?que contact a été pris avec les autorités concernées et que s?il y a une demande formelle de la part des Mauriciens au Liban pour toute évacuation ou rapatriement, nous ferons le nécessaire avec l?aide de pays amis. Nous suivons l?évolution de la situation de près?.
De son côté, Baby Curpen, dirigeant de l?Amicale Israël - Maurice, estime que les Mauriciens en Israël sont loin de la zone de guerre. ?Les Mauriciens, dit-il, sont à Eilat, près de la frontière avec la Jordanie, où ils travaillent, pour la plupart, dans des hôtels. Quelques-uns habitent Tel Aviv et Jérusalem et sont dans la construction et dans des épiceries. Certains sont gardes-malades. En tout cas, il y a nettement moins d?un millier de Mauriciens dans ce pays?, confie-t-il.
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