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Die hard 4 Retour en enfer

20 juillet 2007, 00:00

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?(?)Vous êtes une montre à remontoir dans un monde passé au numérique?, dit le chef des affreux à John McClane, toujours inspecteur de police depuis 1996. ??et toujours aussi Bruce Willis?, aurait-on envie d?ajouter. Ces dix années écoulées ne semblent pas peser sur l?acteur et encore moins sur le personnage. Celui-ci a toujours la même coiffure minimaliste, s?exprime toujours dans le même langage fleuri et après chaque scène d?action, il nous gratifie toujours d?observations qui font bêtement sourire. Comme avant, l?inspecteur John McClane se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et dans le feu de l?action, il s?arrange toujours pour perdre d?abord sa veste, puis sa chemise. Heureusement, il garde son maillot de corps. Après tout, nous sommes dans un film d?action, pas dans un film d?horreur. Cela étant dit, le personnage appartient aux années 1990 et le monde ayant quelque peu changé depuis, les films d?action et les personnages qui les habitent ont eux aussi évolué en conséquence.

Grand amateur des précédents Die Hard?, Len Wiseman (Underworld), auteur de ce quatrième opus, projette John McClane dans une Amérique ?numérisée?, post-11/9 (Ah ! Si seulement il avait été à bord du Vol 93.) et dont toutes les fonctions vitales reposent sur l?Internet. Ou plutôt, ce sont les scénaristes qui le font, en s?inspirant non pas d?un roman ou d?un jeu vidéo, mais d?un très sérieux article de presse sur le cyber-terrorisme paru dans le magazine Wired.

Die Hard 4 s?inspire donc du monde actuel et le méchant cette fois, n?est pas un personnage qu?on qualifierait d?exotique, parlant avec un fort accent non-américain, mais un fils du sol américain. Ce cyber-terroriste s?appelle Thomas Gabriel (Timothy Olyphant) et il est un ancien haut cadre de l?administration frustré dans son travail qui décide de se remplir les poches aux dépens de tous ses compatriotes. Le super-malfaiteur dispose évidemment de moyens suffisamment énormes pour s?en prendre à tout le réseau informatique des Etats-Unis. On se croirait presque dans un épisode de 24h (série quelque part inspirée de Die Hard).

Comme concession à la modernité, John McClane a arrêté de boire et de fumer. Il aurait été intéressant de le voir se dépatouiller avec l?Internet, mais les scénaristes ont préféré lui adjoindre un jeune hacker (Justin Long) qui est son exact opposé. Comme avec ces deux personnages, Die Hard 4 fonctionne sur la confrontation entre deux formes de films d?action. Celle d?avant, fondée sur des personnages très physiques et celle d?aujourd?hui, où les arts martiaux et la haute technologie sont de rigueur. Il est d?ailleurs assez amusant de voir la façon dont Bruce Willis en tant que personnage dépassé, s?y prend pour liquider une des terroristes (Maggie Q) qui, elle, est une experte en arts martiaux.

Les auteurs ont su jouer sur cette nostalgie du spectateur pour les vieux films d?action et la réalisation prend parfois des allures d?hommage. Len Wiseman dont le nom est, pour les amateurs, associé aux vampires ?New Age?, adopte une façon de filmer qui est très proche de celle John McTiernan (le réalisateur du tout premier volet). Il insiste beaucoup sur les contrastes et les gros plans, et les échanges verbaux ont dans ce film, une part égale aux scènes d?action, spectaculaires et même carrément ?hénaurmes?. Mais au final, il est difficile de dire si de ce film on retiendra les scènes d?action ou ce message des terroristes fait d?un montage d?extraits de discours de tous les présidents américains, de Franklin D. Roosevelt à George W. Quoi qu?il en soit, Die Hard 4 remplit bien sa mission de pur divertissement.

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