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Didier Hao : « Une ouverture vers l?étranger est importante »
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Didier Hao : « Une ouverture vers l?étranger est importante »
Après cinq ans d?absence, Didier Hao Thyn Voon revient au-devant de la scène. Cette fois, il a troqué son maillot de joueur contre celui d?entraîneur. Détenteur d?un Brevet d?Etat de cadre sportif, qu?il avait décroché en 1998 à Bordeaux, il assiste depuis peu, l?entraîneur national, Patrick Sahajasein, dans la préparation des pongistes pour les prochains championnats d?Afrique qui auront lieu du 17 au 23 novembre à Maurice.
Mais qu?est-ce qui l?a poussé à se jeter à nouveau dans l?arène ? « J?étais toujours là prêt à aider mais la fédération n?a jamais fait appel à moi », répond-il.
Que la fédération ait enfin décidé d?utiliser ses compétences à bon escient le ravit au plus haut point. « Je suis heureux de partager mon expérience du haut niveau avec les jeunes et leur transmettre tout ce que j?ai appris durant ma carrière d?athlète. A notre époque, il n?y avait personne pour nous conseiller », fait-il remarquer.
Didier Hao Thyn Voon a pour le moins une carrière bien riche si l?on s?en tient à son palmarès. Double médaillé d?or des Jeux des îles de l?océan Indien (JIOI) de 1993 et 1998, il avait remporté la médaille de bronze par équipes aux Jeux d?Afrique de 1997, et celle d?argent en 1998 à l?occasion des championnats d?Afrique qui s?étaient tenus sur le sol mauricien. Il compte également plusieurs participations aux championnats du monde et à ceux du Commonwealth. Mais, il a un regret, celui de n?avoir jamais remporté le titre de champion de Maurice.
« Je suis pleinement satisfait de ma carrière de sportif. » Et il y a une raison à cela. « A mon époque, on avait beaucoup plus d?échanges avec les autres pays, ce qui expliquait notre bonne prestation tant sur le plan régional que continental. Grâce au sport, j?ai eu l?occasion de côtoyer des gens de différents pays et de découvrir d?autres cultures », se réjouit-il.
En tant que boursier sports-études au même titre que Patrick Sahajasein, Ravi Bhurtun, Rajessen Descann, Didier Hao trouve dommage que ces bourses ont été supprimées. « Les athlètes pouvaient s?entraîner tout en poursuivant leurs études. Ils n?avaient pas à se soucier de ce qu?il leur adviendra après leur carrière de sportif », précise-t-il. Aujourd?hui les données ont changées.
Même si cet ancien pongiste trouve la nouvelle génération talentueuse, il estime qu?elle ne progressera pas sans des contacts avec le haut niveau. « Certains joueurs, à l?instar de Wendy Kwok Choon, Rikesh Taucoory ou encore Brian Chan Yuk Fo, possèdent une meilleure technique de jeu que nous à l?époque. Mais s?ils se contentent des participations aux JIOI, ils ne progresseront pas. Il leur faut des échanges avec l?étranger. A notre niveau, nous ne pouvons que les aider à améliorer leur technique. »
Appelé à épauler Patrick Sahajasein à la tête de la sélection nationale dans le cadre des championnats d?Afrique, Didier Hao Thyn Voon se montre toutefois pessimiste quant aux chances mauriciennes à cette compétition.
« Si les gros bras tels que l?Egypte et le Nigeria déclinent l?invitation mauricienne, nous pourrons avoir une chance de médaille. Au cas contraire, il sera difficile d?aspirer à une place sur le podium surtout au niveau masculin », explique-t-il.
En effet, Maurice a une équipe masculine réduite en raison du départ de Patrick Sahajasein de la sélection nationale et de l?absence de Jean-Michel Appasamy qui vit en France.
Toutefois, du côté féminin, il est plus ou moins confiant. « Contrairement aux années précédentes, l?équipe féminine a plus de chances que les garçons. Si les filles ont progressé c?est parce qu?elles ont été entraînées soit par leur père ou leur conjoint qui connaît le tennis de table. Cela a été le cas pour Sharone Knubley qui a été entraînée par Ravi Bhurtun, Aarti Gulrajani par Rajessen Descann, Rabia Patel par son époux Laval Chung et Fiona Picon par son père Sydney. On devrait les féliciter pour leur travail accompli », ajoute-t-il.
Pour conclure, cet athlète de haut niveau a tenu à préciser : « Trop de bénévolat nuit au sport. Quelqu?un qui est rémunéré a une obligation. Il est donc, plus productif. »
Voilà une déclaration qui ne va certainement pas plaire à certains !
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