Publicité
Devises : le calme malgré les grosses importations de fin d?année
Par
Partager cet article
Devises : le calme malgré les grosses importations de fin d?année
Le marché des changes tient tête aux pressions exercées sur les liquidités. L?offre de devises parvient à satisfaire la forte demande de la part des opérateurs qui placent leurs commandes pour les fêtes de fin d?année. Le tourisme et les investissements étrangers continuent à bien alimenter le circuit forex.
L?année dernière, à pareille époque, le niveau de liquidités sur le marché des changes s?était considérablement épuisé. Les opérateurs rencontraient beaucoup de difficultés pour s?approvisionner convenablement en monnaies étrangères afin de financer leurs importations. ?Les fournisseurs de change et la Banque de Maurice ont pris des mesures pour pallier les risques de pénurie, tels que nous les avons connus l?année dernière. Nous avons, d?autre part, beaucoup d?investissements étrangers qui nous apportent des devises. De ce fait, nous arrivons à répondre facilement à la demande. Cela explique en grande partie la stabilité de la roupie par rapport aux autres devises?, explique Feroz Dahoo, chief executive officer (CEO) de Thomas Cook (Mauritius).
Le marché des changes reflète la santé de l?économie. Les fondamentaux de plusieurs industries génératrices de monnaies étrangères s?améliorent. ?Les recettes d?exportation du tourisme et du textile-habillement sont en hausse. Ces rentrées d?argent aident à maintenir l?équilibre entre l?offre et la demande?, affirme un cambiste.
Une activité touristique robuste sur l?ensemble de l?année a permis de bien alimenter le circuit forex. L?industrie a généré des recettes de Rs 26 milliards durant les huit premiers mois de l?année, soit 30 % de mieux comparé à la période correspondante en 2006, grâce à un hiver plutôt animé.
<B>Gros potentiel du marché boursier local</B>
La stabilité sur le marché des changes attire encore plus de liquidités. Les détenteurs de monnaies étrangères sont plus à même de convertir leurs devises en roupies. ?Avec la baisse du dollar américain, les opérateurs et investisseurs préfèrent remettre leurs devises sur le marché. Ils ont de toute façon besoin de plus de roupies en cette fin d?année pour payer le bonus des employés?, ajoute ce cambiste.
Les conditions de l?offre se sont en effet beaucoup améliorées. Il y a aujourd?hui plus de fournisseurs de devises sur la place. Cela a un impact positif sur le coût des liquidités. ?Le client a un large choix. Il peut chercher le meilleur taux pour financer ses imports?, soutient Feroz Dahoo.
Un trésorier de banque avance que les importateurs bénéficient de taux très compétitifs sur le billet vert notamment. ?Les opérateurs achètent le dollar à 20 sous moins cher que le taux officiel affiché par les banques. Les marges sur le forex s?amenuisent?, indique-t-il.
Le billet vert s?échangeait hier à Rs 30,90 (le taux indicateur de la Banque de Maurice), contre Rs 33,42 début janvier.
Le Bourse de Maurice attire de son côté beaucoup de capitaux étrangers. Les fonds d?investissements spécialisés dans les marchés émergents se sont beaucoup intéressés au Stock Exchange of Mauritius (SEM) ces derniers temps. Cet intérêt a beaucoup contribué à propulser le marché vers des sommets record. Le SEMDEX, l?indice principal du marché, a crû par plus de 40 % depuis le début de l?année, soit une croissance tirée principalement par les valeurs hôtelières et financières. ?Les investisseurs étrangers voient un gros potentiel dans le marché boursier local. Il faut que les Mauriciens s?y intéressent de plus près. Il faut continuer les efforts de promotion de l?investissement boursier auprès des gens?, suggère le CEO de Thomas Cook.
Le SEM a enregistré un investissement net de Rs 1,1 milliard depuis le début de l?année.
Publicité
Publicité
Les plus récents