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Dev Hurnam crie au parti pris

13 mai 2007, 00:00

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L?avocat et ancien parlementaire Dev Hurnam comparaîtra de nouveau ce jeudi. Sa motion sera débattue. Elle vise à contester la présence du magistrat Hajee Abdoulla, président de la cour intermédiaire, pour entendre le procès de complot dont l?avocat fait l?objet. Dev Hurnam est, en effet, accusé de complot, avec Antoine Chetty, pour sectionner le poignet du Senior Puisne Judge, Bernard Sik Yuen. Ces aveux ont été faits par l?ex-homme de main, Chetty, lors de l?un de ses interrogatoires.

Des trois magistrats ? Nicolas Ohsan-Bellepeau, Patrick Kam Sing et le magistrat Abdoulla ? désignés pour entendre son procès, Dev Hurnam réclame que ce dernier se désiste. Alors qu?il présentait sa motion cette semaine, l?avocat a expliqué qu?il estime que le président de la cour intermédiaire a fait preuve de parti pris contre lui dans la procédure engagée à son encontre pour exécuter le jugement du Conseil privé.

Des « développements » récents

Dev Hurnam, qui purge actuellement une peine de prison de six mois, a été arrêté le 27 avril dernier à la suite de la décision du Conseil de maintenir la peine de six mois de prison infligée par la cour intermédiaire. Les Law Lords avaient, dans leur decision, fait ressortir que la faute de Dev Hurnam aurait été de « provide an effective false alibi for Bholah in order to assist him to evade conviction, but it was undoubtedly the intention of the parties to the conspiracy to achieve this object by misleading the police and putting them off the event which would have hindered them in their enquiries into the robbery ». Le principal concerné a, quant à lui, toujours nié les faits qui lui sont reprochés.

L?avocat avait fait appel de ce jugement qui le condamnait à six mois de prison pour avoir conseillé à l?un de ses clients, Soobashsing Bholah, de fournir un faux alibi dans le cadre d?une enquête sur le braquage en 2000 de la State Bank de Grand-Bois, mais en vain. Le jour de son arrestation, Dev Hurnam intervenait sur les ondes d?une radio privée et a été arrêté « en direct ».

Le bouillant avocat avait toutefois tenté de geler l?application du jugement en soumettant quelques heures plus tôt une motion à la Cour suprême. Des « développements récents », avait-il expliqué, justifiaient cette initiative. Soobashsing Bholah serait, en effet, revenu sur ses propos, affirmant à la police qu?il avait fourni son alibi, avant de s?être offert les services de Dev Hurnam.

Ce dernier espérait ainsi que la cour accéderait à sa demande, à savoir ne pas appliquer le jugement tant que ces « développements » ne seraient pas tirés au clair. En cas de refus, l?homme de loi comptait s?en remettre à la commission de pourvoi en grâce. Mais la justice en aura décidé autrement, exécutant, dès l?arrivée des documents, le jugement à l?encontre de l?avocat et ancien parlementaire.

L?Attorney General, Rama Valayden, a enclenché des procédures légales auprès de la Cour suprême en vue d?instituer un comité disciplinaire en ce qui concerne d?éventuelles sanctions à l?encontre de Dev Hurnam.

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