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Deuxième visite de l?Icac à?Air Mauritius

9 juillet 2006, 20:00

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Les turbulences secouant la compagnie d'aviation nationale sont loin d'être terminées. Après une première descente des lieux, vendredi, l'Independent Commission against Corruption (Icac) prévoit un même exercice aujourd?hui dans les locaux d?Air Mauritius. Elle enquête sur les allégations de conflit d'intérêts à l'encontre du managing director de la compagnie, Nirvan Veerasamy.

?Cette initiative de l?Icac est bienvenue. Enfin tout le monde connaîtra la vérité par rapport aux rumeurs non fondées qui circulent. Enfin, nous pourrons au niveau de toute l?équipe d?Air Mauritius, nous concentrer sur notre mission qui est de gérer au mieux cette compagnie, de faire face et de relever les nombreux défis au bénéfice de tous ses stakeholders?, rétorque pour sa part le managing director.

Et hier, lors de l?inauguration d?un bâtiment abritant des ouvriers étrangers de l?usine Star Knitwear à l?Amitié, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, semble accorder son soutien à la direction d'Air Mauritius. ?Supoze nu tou patriot. Me nu ena tendans tir bal dan nu prop lipie. Nu bizin fer bien atension, pa destabiliz bann compani nasional?, fait-il ressortir. Il n?a pas voulu préciser s?il entendait par là, la sortie des backbenchers travaillistes contre Nirvan Veerasamy.

Mais demain, l?affaire sera de nouveau abordée à l?Assemblée nationale. Le député travailliste, Suren Dayal revient à la charge avec une autre interpellation sur Air Mauritius. Il veut savoir si Hans Wagner fait partie d'un comité institué par Air Mauritius pour la restructuration de la compagnie. Suren Dayal demande aussi au ministre Duval si cette même personne est président du conseil d'administration de General Aviation. Dans la foulée, il cherche à savoir si Nirvan Veerasamy avait des liens avec cette compagnie.

En fait, c?est ce même député qui avait soulevé la question le mois dernier au Parlement. Il avait interrogé le ministre du Tourisme, Xavier Duval, sur le renouvellement du contrat Air Seychelles-Air Mauritius et avait allégué qu?il y avait conflit d?intérêts car Nirvan Veerasamy était l?un des directeurs d?une compagnie impliquée dans l?accord Veling.

?Aucun lien avec mes entreprises?</B>

Nirvan Veerasamy rétorque pour sa part ?qu?au moment de ma prise de fonction à Air Mauritius, j?ai démissionné de toutes mes autres fonctions exécutives au sein de Veling. L?éthique et la nécessité de me consacrer à et de me concentrer uniquement sur mes fonctions à la tête d?Air Mauritius ont toujours été pour moi une question de probité et une obligation morale et professionnelle. L?accord avec Air Seychelles avait déjà été initié bien avant mon arrivée et a été renouvelé?.

Le signataire pour la partie seychelloise, le capitaine David Savy P.-d.-g. d?Air Seychelles, avait également été cité car ce dernier est un des cofondateurs de la compagnie Veling. ?Celui-ci n'avait aucun lien avec aucune de mes entreprises. Il a par la suite rejoint le conseil d?administration de Veling après ma démission?, fait ressortir Nirvan Veerasamy.

C?est ainsi que de nombreux proches du directeur de la compagnie nationale d?aviation avaient affirmé que ce dernier était la victime de personnes cherchant à lui nuire. Le Premier ministre avait hier affirmé que certains ?pe tir bal dan nu prop lipie?. Il a ajouté que ?bann dimounn qui pa ti la se dernie quatre ans kan ti ena cover up. Zordi, zonn vinn gran investigators?.

Répondant à la presse, samedi, Paul Bérenger a, pour sa part expliqué qu?à ce stade de l?affaire, il préfère attendre. Il considère que des backbenchers travaillistes ont pris le chief exectutive d?Air Mauritius pour cible. Ces man?uvres, a-t-il déclaré, fragilisent la compagnie d?aviation nationale alors qu?elle est essentielle non seulement pour le tourisme, mais également pour l?économie.

Mais le frère de Nirvan Veerasamy, l?avocat Jim Veerasamy est également conseiller légal d?Air Mauritius. Et certains n?ont pas manqué de le souligner alors que le choix de la firme McKinsey pour la restructuration de la compagnie d?aviation a aussi été mis en cause de même que le ?manque de transparence? au sujet de la vente récente d?avions. ?Je ne fais pas partie des dealings avec les différents services d?Air Mauritius notamment pour le recrutement de Me Jim Veerasamy du cabinet d?avocats Fourmentin, Le Quintrec Veerasamy Corcos et Associés?, précise le directeur d?Air Mauritius.

Quant à la firme McKinsey, il affirme que ?la décision de faire appel à la compétence mondialement reconnue des experts de McKinsey est celle d?un de mes prédécesseurs, feu Nash Mallam- Hassam. Mais aucune suite n?avait été donnée aux recommandations?.

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