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Deuxième chance pour le plan Paulson
Rejeté par la Chambre des représentants lundi, le plan Paulson a eu droit à une deuxième chance, hier, avec l?examen au Sénat d?une version amendée de ce plan de sauvetage des banques de 700 milliards de dollars.
Mardi soir, le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, a obtenu l?accord à l?unanimité des sénateurs pour organiser le lendemain le vote sur le texte que la Maison-Blanche juge nécessaire afin d?éviter une crise économique plus aiguë.
La nouvelle version du plan inclut un relèvement du plafond d?assurance de l?agence fédérale de garantie des dépôts bancaires. Si le texte est adopté, ceux-ci seront garantis jusqu?à 250 000 dollars, contre 100 000 aujourd?hui. Cette mesure vise à restaurer la confiance des particuliers et des entreprises dans les banques et à tenter de contrer les opposants au plan, qui ont dénoncé son caractère coûteux pour le contribuable américain.
«Les démocrates et les républicains du Sénat pensent qu?il est essentiel de travailler vite sur cette nouvelle législation pour restaurer la confiance dans notre système financier», a estimé M. Reid dans un communiqué, alors que le rejet surprise du plan à la Chambre des représentants lundi avait plongé les places financières mondiales dans une nouvelle tourmente.
La mesure la plus à même de ramener cette «confiance» consiste à autoriser le Trésor américain à racheter aux banques des actifs liés à la crise du crédit immobilier.
Le texte étant voté dans l?urgence, soixante voix seront requises pour son adoption au lieu d?une majorité simple de cinquante. Malgré cela, les observateurs estiment qu?il devrait être adopté.
Le Sénat compte cent membres, dont les candidats à la présidence, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, lesquels ont appelé à des mesures immédiates pour protéger l?épargne des familles et des petites entreprises après un premier échec du plan de sauvetage.
Epargne en péril
En campagne dans l?Etat clé du Nevada, Obama, est retourné à Washington hier pour participer au vote, a affirmé que la crise financière n?était pas seulement l?affaire de Wall Street mais qu?elle mettait en péril l?épargne des travailleurs et menaçait nombre de petites entreprises incapables de faire face à leurs créances.
Après deux jours d?interruption de séance, la Chambre des représentants se réunira aujourd?hui, mais il n?est pas encore certain qu?un vote sera organisé. Pour être validé, le texte doit être adopté par les deux chambres du Congrès américain.
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