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Deux ex-enquêteurs de l?Icac accusés de manquements
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Deux ex-enquêteurs de l?Icac accusés de manquements
L?INDEPENDENT Commission against Corruption (Icac) a remis au Central Criminal Investigation Department (CCID) un dossier portant sur des manquements allégués de ses ex-employés. Elle leur reproche notamment d?avoir manqué à leur devoir de réserve (breach of confidentiality). Les deux personnes incriminées sont Devanand Halkaree et Pravind Ghoorah, les deux enquêteurs limogés par la commission.
Les limiers du CCID ont pris contact avec Me Siddhartha Hawoldar, avocat de Devanand Halkaree, qui s?étonne de cette démarche de l?Icac. ?Mon client n?a fait état que de l?agression contre sa personne dans les locaux de cette institution.? L?avocat s?insurge également contre le fait que l?enquête contre la séquestration alléguée de son client soit toujours en suspens. Devanand Halkaree, lui, crie au ?harcèlement de la part de l?Icac.? Il a également saisi la Commission des droits de l?homme la semaine dernière pour évoquer le ?traitement inhumain? qui lui a été infligé dans les locaux de l?Icac. L?enquêteur avait allégué, dans une précédente déposition à la police, avoir été séquestré et contraint à faire un ?damning statement? contre son ex-directeur, Roshi Bhadain.
?Laissez le poste vacant?
Ce dernier vient d?ailleurs de loger une injonction en cour lundi réclamant que le poste de directeur des enquêtes à l?Icac soit laissé vacant. L?argument étant que si Roshi Bhadain gagne son Judicial Review, il ne pourra pas reprendre son poste si un directeur est nommé entre-temps.
L?injonction de l?ex-directeur des enquêtes repose, entre autres points, sur ce qu?il qualifie ?de mauvaise foi de l?Icac en trois précédents occasions? et le non respect de l?article 24 du Prevention of Corruption Act. Cette disposition évoque la nécessité pour la commission : de donner les motifs de licenciement de l?officier, de lui offrir la possibilité de s?expliquer et de réclamer l?avis du ?Corruption Advisory Committee? avant toute prise de décision.
Le ?Judicial Review? de Roshi Bhadain portant sur sa suspension et son licenciement a été entendu lundi devant le chef juge Ariranga Pillay. Ce dernier souhaite que d?ici le 1er mars, l?Icac réponde aux trois affidavits jurés jusqu?ici par l?ex-directeur des enquêtes.
ALLÉGATIONS DE POTS-DE-VIN
Interrogatoire rapide pour le directeur de STAM
Le directeur général de la Société de traitement et d?assainissement des Mascareignes (STAM), Jacques D?Unienville, a été interrogé par les limiers de la commission anticorruption (Icac), hier. Il était accompagné de son avocat, Me Maxime Sauzier.
Les enquêteurs ont surtout voulu savoir si la direction de STAM était au courant des agissements de son ?Field Manager?, Jean Arnulphy. Ce dernier est accusé provisoirement d?avoir pris un pot-de-vin de Rs 262 000. Entre avril et septembre 2003, il aurait contraint un propriétaire de camions, Anand Dowlut, à lui verser des sommes en devises en échange de contrats pour le transfert de déchets du centre d?enfouissement de Mare-Chicose à la station de St-Martin. Selon Me Sauzier, Jacques D?Unienville a nié être au courant de cette affaire.
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