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Deux ex-cadres réclament chacun Rs 25 millions à l?Icta

2 janvier 2007, 00:00

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Soobash Gobin et Mahmad Aleem Bocus, respectivement ancien directeur de communication et ancien directeur du département légal de l?Information and Communication Technologies Authority (Icta), ont fait servir une mise en demeure à cet organisme de même qu?au ministère de la Technologie informatique et des Télécommunications. Ils entendent par là réagir à leur mise à pied de même qu?à l?annulation de leur bourse d?études. Une décision qui constitue selon eux une ?faute lourde? et commise de mauvaise foi pour ce qu?ils considèrent comme des ?raisons politiques?. Ils réclament chacun Rs 25 millions.

L?Icta, chargée de réguler le secteur de la technologie et de la communication, leur a signifié, dans une lettre, qu?elle allait se passer de leurs services. L?organisme y explique que cette décision intervient dans le cadre de la restructuration de l?organisation. Cela avec la constitution d?un nouveau conseil d?administration.

Dans sa mise en demeure, Soobash Gobin relate qu?en juillet 2002, il fut approché par le président du conseil d?administration d?alors, Ashock Radhakissoon, pour diriger son département de communication. Cela en marge du processus de la libéralisation des ondes. Soobash Gobin dit s?être laissé convaincre et avoir alors demandé que le contrat le liant au bureau du Premier ministre, arrivant à terme en septembre 2002, ne soit pas renouvelé pour entrer dans ses nouvelles fonctions à l?Icta. À la clé, un salaire de Rs 65 000 et voiture de fonction. Sa tâche consistait, entre autres, à assurer la couverture médiatique des activités de l?Icta et à promouvoir l?institution sur le plan local et international.

Mahmad Aleem Bocus, lui, dit avoir quitté le barreau pour diriger le département légal de l?Icta. Salaire promis : Rs 65 000.

<B>Étranges similitudes</B>

Ces révocations présenteraient d?étranges similitudes. Les deux ?limogés? font valoir qu?en août 2005, ils ont appris qu?ils seraient congédiés avec le changement de direction de l?Icta.

Une décision qui, selon Soobash Gobin, serait motivée par leur appartenance politique. Car on aurait jugé au sein du ministère que Mahmad Aleem Bocus serait un proche du MMM et Subash Go-bin celui du MSM. Ce qui aurait posé un inconvénient au nouveau régime en place.

Décembre 2005 : un conseil d?administration est nommé à l?Icta. Il comprend un membre du conseil municipal de Vacoas-Phoenix, élu sous la bannière de l?Alliance sociale. Les contestataires ajoutent qu?au cours de janvier 2006, Trilock Dwarka, le nouveau président de l?Icta, aurait, sous les instructions du ministre de tutelle, décidé de mettre fin à leur emploi.

Quelques jours après, disent-ils, ils ont reçu une lettre de Krishna Oolun, le directeur exécutif de l?Icta, dans laquelle mention est faite que ?I am further directed to regretfully inform you that in the new approved organisation structure of the ICT authority your services will be no longer be required?.

Une décision équivalant selon eux à un ?abus de droit?.

De plus, disent-ils, l?Icta a failli à leur verser certaines gratuités qui leur étaient dues, en vertu de leur contrat. Ils ajoutent que l?organisme ne leur a pas accordé l?opportunité d?acheter leur voiture de fonction alors que cela est, selon eux, prévu en vertu des pratiques des officiers retraités des services public et parapublics.

Plus tard l?Icta est revenue sur sa décision de les parrainer pour leur bourse d?études à l?étranger, pour l?obtention d?un Master?s degree in regulation and policy telecommunications.

De plus disent-ils, en allant récupérer leurs passeports, ils ont constaté que ceux-ci étaient frappés du tampon ?cancelled without prejudice?. Ils craignent ainsi que cet avis sur leur passeport leur pose désormais problème pour voyager à l?étranger.

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