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Deux enquêteurs de l?Icac dans le collimateur

18 décembre 2003, 20:00

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L?ENQUÊTE sur les allégations de séquestration à l?Independent Commission against Corruption (Icac) amorce, en cette fin de semaine, une nouvelle étape. Il s?agira de confronter les Chief Investigators incriminés à la version de l?accusateur, Devanand Halkharee. La reconstitution des faits, hier, par les enquêteurs du Central Criminal Investigation Department (CCID) au quartier général (QG) de la commission a en effet marqué un tournant. Cet exercice ? annoncé maintes fois mais reporté ? s?est toutefois déroulé sans la participation des personnes mises en cause.

A sa sortie du QG de l?Icac, l?avocat de Devanand Halkharee, Me Siddhartha Hawoldar, a affiché la satisfaction. ?La reconstitution s?est bien passée. La victime a montré aux officiers les endroits où la séquestration a eu lieu.?

De sources proches des enquêteurs, l?on indique que l?interrogatoire des Chief Investigators se fera la semaine prochaine. Au cas où les enquêteurs jugeraient qu?il y a un ?prima facie case?, ces Chief Investigators seront arrêtés et traduits en cour.

Il n?empêche que la reconstitution a eu lieu deux semaines après les accusations de Devanand Halkharee. Face à cette absence de décision, l?avocat avait même adressé des lettres au commissaire de police pour s?enquérir des futures actions de la police.

Devanand Halkharee, Investigator à l?Icac, affirme avoir été séquestré par deux enquêteurs en chef le jeudi 4 décembre. Ces derniers l?auraient forcé à consigner un ?damning statement? contre Roshi Bhadain, le directeur des enquêtes de l?Icac suspendu la veille. En début de semaine, Devanand Halkharee s?est retrouvé dans la même situation que le directeur des enquêtes. Il a été suspendu de ses fonctions.

Le recours à la Cour suprême pour contester la suspension de Devanand Halkharee est toujours à l?agenda. Ses hommes de loi, Mes Siddhartha Hawoldar et Robin Mardemootoo (avoué), planchent sur la formule à présenter en cour. ?Ce n?est plus qu?une question de jours?, laisse entendre l?avocat.

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