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Deux conseillers démissionnent

20 juillet 2007, 00:00

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Hervé Debaize, de Grande-Rivière-Noire et Christian Lafraisière (Albion) ont soumis leur démission comme conseillers du district de Rivière-Noire au début de la semaine. Les deux conseillers ne sont pas d?accord avec la façon dont les élections du président et du vice-président ont eu lieu quoiqu?ils n?ont rien personnellement contre le nouveau président, Balmick Jeetun et son assistant Noorani Aurdally.

Ces deux conseillers osent dire ce que quelques conseillers chuchotent au conseil de Rivière-Noire. Ils estiment qu?au moins un de ces deux postes auraient dû revenir à un autre conseiller en prenant en considération la composition démographique du district. Si Christian Lafraisière n?a pas encore donné publiquement d?explication concernant sa décision, il n?est quand même pas d?accord avec le déroulement de la campagne pour la présidentielle et la nomination des conseillers qui siégent au sein des différents comités. Il a aussi démissionné comme le président du centre communautaire d?Albion. Il quittera aussi son poste de conseiller du village aussitôt qu?un remplaçant sera trouvé.

Christian Lafraisière avait montré son désaccord lors de l?élection du 6 juillet dernier. Il avait quitté la salle après les élections du président et du vice-président. Des conseillers voulaient que Edmond Séraphine de Chamarel devienne vice-président.

Pouvoir prendre des décisions

Hervé Debaize explique sa décision. Il n?est pas content car ?il y a eu des choses qui ne sont pas claires.? D?abord, il n?est pas d?accord que des politiciens s?ingèrent dans les affaires du conseil de district quand il faut choisir un président et un vice-président et les conseillers devant siéger dans les comités. ?Il faut qu?on arrête avec cette pratique de dire que c?est là-haut que le choix est fait en mettant tout sur le compte du gouvernement. Nous sommes 16 adultes à avoir été élus. Nous devons pouvoir prendre des décisions comme tels. Il est vrai que nous avons besoin du gouvernement pour des projets de développement mais nous devons aussi avoir la liberté de prendre des décisions?, dit-il.

L?ancien conseiller de Grande-Rvière-Noire explique pourquoi il a claqué la porte : ?C?est l?absence d?un membre de la population générale comme président ou vice-président. Ce n?est pas normal?. Il dit avoir été trahi. Il déclare qu?on lui avait promis la présidence du comité de la santé, mais il a attendu en vain. ?C?est quand j?ai démissionné qu?on m?a demandé de revenir sur ma décision et que je serai nommé.? Il ajoute qu?il est revenu sur sa décision, mais qu?entre-temps, quelqu?un d?autre a été nommé. Un nouveau représentant de Grande-Rivière-Noire sera choisi d?ici la fin du mois.

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