Publicité
Deux biens pour un mal
«Pleins»? sont beaucoup de Mauriciens. Pleins de souvent payer sans rien recevoir, pleins de prendre le risque de parler et de se retrouver ?condamnés? pour la bonne cause. Pleins de pleins d?autres choses aussi.
Tel n?est plus mon cas, même si on se fait cambrioler à main armée, quand sa famille est injuriée et menacée de mort. Même si le cas n?est pas très grave, on trouve de l?espoir dans la détermination de certains qui ne se disent pas venir de France, de l?Inde ou de la Chine etc., mais bien de Maurice, et qui ne peuvent cacher leur soif d?un pays paisible. Je parle de certains éléments de la CID à qui j?ai eu affaire quand ils se présentèrent chez moi pour conduire une enquête qui, je me disais dans mon plein, serait une perte de temps.
Pas pour eux ; peut-être étaient-ils plus pleins que moi ? Avec un air presque sarcastique, ils me posaient ces questions qui allaient les aider à mettre la main sur ces voleurs paresseux et gourmands. Sept jours après, suivant un coup de fil me prévenant qu?il me faudrait identifier les voleurs, se représentait la CID avec, assis à l?arrière du véhicule, deux des trois voleurs, (le troisième serait capturé incessamment). C?était bien eux.
Je n?avais pas pris les gens de la CID au sérieux et je ne croyais pas qu?ils se seraient «emmerdés» à travailler de une heure à quatre heures du matin pour rendre justice. A force de voir certains remplir des quotas sur l?autoroute alors que des bus remplis roulent à tombeau ouvert dans les régions de l?hôpital du Nord, (ironique), ou sur la route menant à Goodlands, à l?instant où je vous parle, ou encore, subir la paresse et la nonchalance de certains fonctionnaires des services de l?enregistrement pour ne parler que d?eux, je m?étais un peu résolu.
Ces messieurs de la CID me regardaient souriants d?un air de me dire «alors !», je voulais leur renvoyer un ?alors, si tous vos collègues de la fonction publique étaient comme vous !?, mais cela aurait été trop injuste de les mettre dans le même panier. Ils étaient évidement contre la médiocrité.
Content d?être Mauricien dans ces moments-là.
Merci messieurs.
Laurent MAMET
Publicité
Publicité
Les plus récents