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Des uniformes pas très? Uniformes
Quarante-cinq ans que les Li sont dans le business des uniformes. Les premiers patrons, c?est Christine, l?aïeule, qui les a confectionnés. Parce qu?elle considère important de «stick to classic». Grace Li, sa belle-fille et gérante du magasin Petronic, à Port-Louis, utilise toujours ces premiers modèles pour la confection de ses uniformes. Elle concède toutefois suivre la tendance «dans une certaine mesure».
Après avoir été plutôt «baggy», les uniformes sont désormais plus près du corps. «Letan la mode sanze, nu adapte uniforme la. Aster, zepol plis tombe ek robe la plis sere», explique Grace Li. Mais s?il y a une chose sur laquelle elle ne transige pas, c?est bien la longueur des jupes et des robes. «On les confectionne selon la demande des responsables des collèges. Certaines fois, on les fait même plus longs mais jamais plus courts.» Alors, si vous deviez croiser des jeunes filles portant des uniformes outrageusement courts, vous saurez qu?elles ont elles-mêmes «customisé» leurs uniformes à l?aide d?une paire de ciseaux.
Maman de la petite Kirtisha, 10 ans, Kiran Haman ne connaît pas (encore) ce problème. Chaque année, elle achète un ou deux nouveaux uniformes pour la fillette, une élève en cinquième au collège de Lorette de Curepipe. Kiran s?y prend tôt pour éviter la «grosse foule de la rentrée». Car à la fin du mois de novembre, ils ne sont pas très nombreux à penser déjà à la rentrée 2008. «Certains parents attendent d?avoir leur boni de fin d?année. D?autres encore attendent d?avoir fini de faire les dépenses liées aux fêtes de fin d?année avant d?acheter les uniformes», précise Grace Li. Il faut compter entre Rs 200 et Rs 350 pour un uniforme.
Si la mère de la petite Kirtisha ne touche pas à l?ourlet de l?uniforme à carreaux, elle s?assure tout de même que la robe n?est pas trop ample et sied à sa fille. «Certains parents attifent leurs enfants, surtout ceux de Form I, d?uniformes beaucoup trop grands pour eux, sous prétexte qu?ils vont grandir durant l?année. On essaye de leur faire entendre raison, mais ce n?est pas toujours évident», raconte la propriétaire du School Shop, à Candos.
Le détail qui fait la différence</B>
On ne le dirait peut-être pas en les voyant, mais la mode et ce qui pourrait plaire, ou plutôt déplaire, aux jeunes sont également pris en considération lorsqu?il s?agit du choix du modèle et des matières. Du côté du magasin School Shop, on cite l?exemple d?un collège qui avait choisi un tissu blanc à pois rose pour les blouses des jeunes filles. « Aucun jeune n?a envie de se balader avec une telle chemise sur le dos. En plus, tous les pois se sont estompés lors du premier lavage», déplore la propriétaire. Ils ont été quitte pour un changement de matière l?année suivante?
La qualité est également un critère de choix. Car, lorsqu?on achète un uniforme, il faut prendre en considération le fait qu?il sera lavé au minimum deux fois par semaine. «Nous accordons beaucoup d?importance à la qualité du tissu. Un uniforme doit durer au moins deux ans», soutient Grace Li. C?est sans compter que certains jeunes s?accrochent à leurs vieux uniformes et refusent d?en changer tous les ans. «Ils aiment ce côté usé que le tissu prend après des dizaines et des dizaines de lavages.» Ce même côté qu?affiche leur autre uniforme, le jean?
Ayen, propriétaire du magasin Jinchi Style, à Port-Louis, soutient que chaque uniforme (on en dénombre près d?une trentaine de modèles) est différent. Il y a toujours «un» détail qui fait la différence. Un détail auquel on accorde beaucoup d?importance chez Petronic également. Pour les filles, le pan droit de la chemise se pose sur la gauche. Pour les garçons, c?est le contraire. Ou encore des pinces pour les filles et une poche pour les garçons?
Habit réglementaire taillé selon un modèle bien défini, l?uniforme, même s?il est dans la plupart des cas cousu à la chaîne, est de moins en moins? uniforme.
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