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Des stimuli pour la pêche au thon

7 septembre 2004, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le projet est de taille : un peu plus de 80 000 thons de l?océan Indien seront tagués de manière à permettre aux scientifiques du pays de suivre, via satellite, leur développement et leur migration. Ainsi, Maurice pourra avoir connaissance des stocks de thon présents dans ses eaux territoriales et dans sa zone économique à différentes périodes de l?année. Ce qui devrait constituer un atout dans le développement de cette industrie.

La réalisation de ce vaste projet qui concerne tout l?océan Indien, devrait coûter quelque Rs 500 millions. Il sera entièrement financé par l?Union européenne. La communauté scientifique a demandé que ce projet soit également étendu aux espadons, vu que cette espèce a commencé à être pêchée sur une base industrielle.

Le thon pêché par des bateaux battant pavillon mauricien ou mis en boîte à Maurice bénéficie d?un accès préférentiel sur le marché européen. Malgré que l?Afrique, l?Amérique du Sud et l?Asie exportent d?importants volumes de ce poisson, la demande reste forte et l?on estime que le potentiel de développement de ce secteur reste énorme. D?autant que les compagnies mauriciennes engagées dans la pêche industrielle du thon sont encore très peu nombreuses.

Maurice souffre d?une pénurie de main-d??uvre qualifiée pour la pêche au thon. Le dernier accord signé avec l?Union européenne pour l?octroi de licences à des compagnies européennes pour la pêche au thon stipule que les thoniers engagés dans notre région acceptent des pêcheurs mauriciens à bord. Mais jusqu?ici aucun Mauricien ne s?est montré intéressé par cette clause. Outre les quelques compagnies de pêche, ce sont quelque 500 petits pêcheurs à pirogue qui se livrent à la pêche au thon en se rendant auprès des dispositifs de concentration de poisson (radeau) en haute mer.

Environ 75 000 tonnes de thon sont pêchées annuellement dans l?océan Indien occidental, ce qui représente quelque Rs 66 milliards. La pêche est surtout pratiquée dans nos eaux territoriales par des thoniers européens, japonais et taîwanais. Ils achètent pour cela des licences coûtant 6 000 dollars ? pour les non Européens ? pour une période de trois mois et 2 000 dollars pour toute extension d?un mois.

Seules deux compagnies locales pêchent actuellement l?espadon de façon industrielle. Ce poisson est très prisé au Japon où les prises sont exportées régulièrement. Une partie de cette pêche trouve le chemin des hôtels de plage et des supermarchés. La situation pourrait évoluer très vite avec l?entrée en opératon du seafood hub.

Le centre de développement des entreprises du Fonds européen financera au début de l?année prochaine une rencontre entre des professionnels mauriciens et européens pour dynamiser le seafood hub que Maurice comptera bientôt dans son port franc.

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