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Des réfugiés y sont encore

25 avril 2005, 00:00

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Depuis le jeudi 24 mars, lors du passage du cyclone Hennie, 12 familles, soit 37 personnes ont cherché refuge au centre social de Grand-Baie. Elles y étaient encore vendredi. Les maisonnettes de ces familles, qui habitent à la cité Lumière, étaient inondées. L?eau y avait atteint un niveau d?au moins quatre pieds.

Ces familles vivent dans des conditions déplorables dans ce centre. Le bâtiment, d?une superficie d?environ 250 pieds carrés, est utilisé comme dortoir et cuisine. Des enfants en bas âge dorment sur des bouts d?éponge posés sur le sol. Les adultes dorment sur des ?nattes?.

Il n?y a que deux toilettes. Pour se procurer de l?eau potable, ils doivent se rendre au temple, à côté du centre social. Joël Fédérick, Jeanne Jean-Louis et Sabrina Véronique déclarent que les autorités ne se préoccupent pas de leur sort. ?Cela fait presque un mois que nous sommes ici et personne n?est venu nous voir. Quelqu?un est venu nous demander de partir d?ici, mais nous ne savons où aller car l?eau est toujours là dans les maisonnettes?, disent-ils.

Quelle solution ?

Ils ajoutent que leurs meubles ont été endommagés par l?eau. Ils soulignent que durant les trois premiers jours, ils avaient reçu Rs 85 des autorités, mais après, personne n?est venu leur donner ne serait-ce que quelques vivres.

Les réfugiés comptent camper sur leur position jusqu?à ce qu?on trouve une solution pour eux.

Le Secrétaire parlementaire privé Ashit Gungah explique que ces personnes ont été priées de quitter les lieux. ?C?est vrai qu?au début, leurs maisonnettes étaient remplies d?eau, mais, tel n?est plus le cas.? Il a laissé entendre que les autorités comptent les reloger dans un autre lieu. Mais cela prendra du temps, car, il y a des procédures à suivre.

La présence des réfugiés dans le centre social ne permet pas aux responsables du centre d?organiser des activités. En effet cela fait un mois que les jeunes ne peuvent s?adonner à leurs jeux habituels. Pendant les vacances, il y a d?habitude plus d?animation à l?intention des jeunes. Mais ce n?est pas possible avec la présence des réfugiés.

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