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Des revendications légitimes

23 août 2004, 20:00

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Olivia, patelin voisin de Bel-Air-Rivière-Sèche, sort graduellement de l?ombre. Plusieurs projets viennent d?être réalisés ou sont en voie d?achèvement. Cependant, un problème revient comme un leitmotiv sur les lèvres des habitants : le service de transport en commun presque inexistant.

Dayanand Moteeram et Louis François Marie, respectivement président et vice-président du conseil de village, estiment que leur revendication d?avoir un moyen de transport régulier dans un endroit qui se développe est juste et logique. Les enfants fréquentant des établissements scolaires dans les villages voisins ou à Flacq, sont les plus pénalisés.

?Lorsque les autobus traversent le village le matin, ils sont déjà bondés. Ils ont tendance à brûler les arrêts d?Olivia. Il n?y a qu?un seul autobus en direction de Curepipe, le matin et l?après-midi. Aucun bus à destination de Port-Louis ne dessert le village. Nous devons aussi nous rendre à Sébastopol ou à Flacq pour rallier la capitale?, explique Louis François Marie, qui est aussi le président du centre communautaire.

Pour un service de transport régulier

Les deux conseillers de village proposent, comme solution, la mise en place d?un service de transport à intervalles réguliers comme dans les villages avoisinants, soit un autobus chaque heure à destination de Curepipe et Port-Louis. Ces deux dessertes permettraient non seulement aux habitants de rallier ces villes, mais aussi tous les villages sur leurs trajets respectifs.

Dayanand Moteeram et Louis François Marie demandent au gouvernement de compléter les travaux de construction de trottoirs commencés sous son prédécesseur. ?Il y va de la sécurité des enfants fréquentant l?école primaire. Des accidents fatals ont déjà eu lieu à cet endroit?, dit Louis François Marie.

Autre requête : le terrain de foot du village doit être éclairé et doté de vestiaires. L?aménagement d?un parking à proximité du terrain est aussi suggéré. ?Nous avons deux équipes de foot faisant partie du régional de la MFA. Les joueurs, qui rentrent chez eux à 17 heures, ne peuvent s?entraîner en raison de l?obscurité?, explique Dayanand Moteeram.

Mille chiens

Conseillers depuis une vingtaine d?années, ils se disent aussi impuissants devant la meute de chiens errants à la cité EDC. ?Mo kroir enna plis ki mil lisiens. Zot plis ki dimoun dans cité?, lance Louis François Marie.

Malgré ces points noirs, le village a connu un certain développement. La salle du conseil a été complètement rénovée et dotée d?une bibliothèque et d?ordinateurs pour les habitants. Le bâtiment abrite aussi un gymnase avec des équipements modernes. Quelque Rs 300 000 ont été investies dans ces projets.

Un terrain, devenu dépotoir, vient d?être réhabilité et converti en un magnifique jardin d?enfants. Des équipements dernier cri, qui ont coûté Rs 150 000, y ont été installés. Le terrain de volley-ball, situé à côté de cet espace de loisirs, a aussi eu un coup de neuf.

Les deux représentants du village tiennent à exprimer leur gratitude au secrétaire parlementaire privé Ajay Guness pour avoir tenu compte de certaines requêtes formulées par les habitants, dont la construction d?un centre communautaire. Les travaux, qui nécessitent Rs 11 millions, ont déjà démarré.

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