Publicité
Des marchands interdits de vendre des aliments
Par
Partager cet article
Des marchands interdits de vendre des aliments
Un dimanche comme les autres à la foire de Quatre-Bornes, hier. C?est-à-dire grouillant de personnes venant des quatre coins de l?île. Si vous n?y étiez pas, vous comptez faire une virée dimanche prochain. Et, après une razzia de bonnes affaires, faire une pause dégustation chez les marchands de rotis et dholl puris, laddous et rasgoulas ou encore d?alouda bien frais. Excepté que ces derniers ne seront peut-être pas au rendez-vous?
En effet, à partir de ce matin, ils ne peuvent plus vendre leurs produits alimentaires à la foire de Quatre-Bornes. Le couperet est tombé le 6 janvier par voie d?une ?final notice? qui leur interdit formellement de continuer leurs ?activités illégales? après le 15 janvier (hier). Au cas contraire, des actions légales seront prises par le conseil municipal de Quatre-Bornes.
Cette mesure concerne 35 marchands ?Se pa 35 dimoun ki napli pou ena travay me gaygn pin 35 fami ki conserne?, corrige amèrement Navin Dookhun, vendeur de dholl puri à la foire depuis 15 ans. Ces marchands disent détenir des permis d?opération du moins jusqu?à ce que l?ancienne administration de la municipalité leur demande, en 2000, de ne plus payer les Rs 2 000 annuelles car ils allaient être relogés dans un food court. ?Me so desin na pa finn trouve sa foud kort la !? commente Mumtaz Abdool, marsan gato depuis 17 ans. ?Si nous sommes dans l?illégalité, c?est la faute à la gestion de la municipalité, ajoute Arshad Soodhun, responsable du stand de Vivi dholl puri et roti. Nous avons voulu continuer à payer pour notre permis mais on refuse notre argent.?
Les activités de ces marchands, dont certains travaillent depuis plus de 30 ans avaient été régulées en 1990 à raison d?une redevance de Rs 1000. En 2005 et alors que l?administration de la ville change de main, il n?y a toujours pas de food court. Cela fait cinq ans donc qu?ils sont techniquement dans l?illégalité. Avec le changement de gouvernement central et de l?administration de la ville, le nouveau maire, Suren Appadoo leur fait savoir que leur déplacement est nécessaire du fait que ?le lieu allait servir à l?installation du métro léger et que de toutes façons, il fallait rénover le marché.?
Le conseil municipal propose de les reloger sur un terrain, sis derrière la poste, appartenant à la Development Works Corporation. ?A priori nous ne sommes pas contre s?il n?y a pas d?autre choix et si c?est temporaire car nous allons perdre des clients si nous allons aussi loin, affirme Arshad Soodhun. Mais mieux vaut perdre quelques clients que de ne pas en avoir du tout.?
Publicité
Publicité
Les plus récents