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Des lopins à Grand-Bel Air proposés aux employés en VRS

18 décembre 2007, 00:00

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Des discussions sont en cours entre la Société usinière du Sud (SUDS) et les employés de la sucrerie de Riche-en-Eau. Elles concernent le choix des lopins de terre qui seront mis à leur disposition dans le cadre de sa fermeture.

Un certain nombre d?entre eux, qui ont opté pour la retraite volontaire d?après les dispositions du Blue-Print, voudrait obtenir des lopins de terre situés à Beau-Vallon près de leur lieu d?habitation. Leur négociateur, le syndicaliste Devanand Ramjuttun, demande au ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, d?intervenir en leur faveur concernant leurs souhaits.

La SUDS propose aux 140 salariés des lopins de terre à Grand-Bel Air. Ils se trouvent à côté d?un morcellement destiné aux travailleurs qui avaient opté pour le premier Voluntary Retirement Scheme.

Interrogé hier, Lall Deonath, président de l?Artisans and General Workers Union, a déclaré qu?un certain nombre de salariés veulent des lopins de terre situés près de Mahebourg pour qu?ils puissent bénéficier des facilités de transport. Il affirme qu?un comité technique, comprenant les représentants de l?Airports of Mauritius Ltd, la Mauritius Sugar Authority et le ministère de l?Agro-industrie a été institué pour étudier la demande des salariés.

«Le comité a fait savoir aux employés qu?ils ne peuvent obtenir des terrains à Beau-Vallon en raison des développements qui sont prévus à l?aéroport, explique Lall Deonath. Il y va aussi d?une question de sécurité.» Les salariés de Riche-en-Eau n?ont pas réellement de problème avec la qualité des lopins de terre mis à leur disposition, dit le syndicaliste. «Au contraire, ces lopins de Grand-Bel-Air sont très fertiles.» Un groupe d?employés de Riche?en-eau compte rencontrer le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell.

Interrogé hier, un haut responsable de Riche-en-Eau a expliqué qu?une deuxième proposition a été faite aux employés la semaine dernière. «Ils ont insisté pour des lopins de terre à Beau-Vallon mais on leur a fait comprendre que cette demande ne pouvait être acceptée. On leur a proposé des terres à Grand-Bel Air . Samedi, on était sur le point de conclure un accord mais ce n?est que lorsqu?ils signeront les lettres d?acception qu?on sera fixé», déclare le représentant de Riche-en-Eau.

Selon lui, les travailleurs sont plus au moins d?accord avec la deuxième proposition. Les lopins de terre se trouvent à l?entrée de Grand-Bel Air à côté d?un morcellement.

Pour la direction de Riche-en-Eau, la majorité des travailleurs ont accepté la deuxième propostion. Son avis est partagé par le ministre Arvin Boolell.

«Il n?y a pas de réel problème, assure le ministre. J?ai animé quatre réunions avec la direction de Riche-en-Eau. On ne peut pas accepter que deux ou trois travailleurs viennent bloquer la réforme de l?industrie sucrière.» Il ajoute que le ministère ne peut intervenir que lorsqu?il y a des problèmes géotechniques avec les lopins proposés. «Il n?y a aucun problème pour les lopins proposés par Riche-en-Eau.»

La semaine dernière, la SUDS avait convoqué les employés de Riche-en-Eau pour la signature des options forms. Celles-ci offrent deux choix aux employés : choisir leur compensation et les lopins de terre d?après les dispositions du Blue-print ou continuer à travailler sur l?établissement sucrier de Savannah pour une période de deux ans. Cela, dans le but de s?adapter à leur nouvel environnement. Ils bénéficieront de tous les avantages liés aux dispositions du Blue-Print.

La décision de convoquer les employés, la semaine dernière, fait suite à un accord intervenu entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producer?s Association sur l?application du Multi-Annual Adaption Strategy Plan. Celui-ci préconise la fermeture de trois usines : Riche-en-Eau, Mon-Désert-Mon-Trésor et Mon-Loisir.

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