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Des habitats artificiels pour ourites

14 novembre 2006, 00:00

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Une équipe de l?Environmental Protection and Conservation Organisation (EPCO) a effectué, mercredi, une visite dans le lagon de Grande-Rivière-Sud-Est pour vérifier l?efficacité des habitats artificiels pour ourites. Ceux-ci ont été installés depuis cinq mois avec l?aide des pêcheurs de la région.

Les volontaires d?EPCO ont passé trois heures en mer, en compagnie des pêcheurs de la région et de Yann von Arnim, membre du National Steering Committee de l?UNDP-GEF-SGP et de la Mauritius Marine Conservation Society. ?L?expérience s?est avérée concluante. 50% de ces abris sont occupés par les mollusques?, constate Yann von Arnim.

Kheswar Beeharry Panray, chief executive officer d?EPCO, précise que cette expérience a été tentée avec une vingtaine d?habitats artificiels, d?une longueur de neuf pouces, fabriqués à partir des pylônes électriques mis en rebut par le CEB. Ceux-ci sont creux et dotés d?une charpente métallique et en béton.

?Les habitats artificiels sont occupés par des ourites pesant en moyenne 750 grammes. Le taux d?occupation est relatif à l?activité des pêcheurs de la région qui auraient pu pêcher dans ces abris artificiels avant notre visite. La prochaine étape sera la distribution sur grande échelle de tels abris aux pêcheurs de la région pour être posés dans le lagon?, indique-t-il.

L?EPCO fait ainsi d?une pierre deux coups avec un tel projet : recycler ces pylônes qui posent un problème à l?environnement et parce qu?ils représentent aussi un eyesore sur le bas-côté des routes et dans des lieux publics.

Cette expérience s?insère dans le cadre du projet pilote Anou refaire nou lacaz orite lancé en octobre 2005 à Grand-Gaube et à Poudre-D?Or pour augmenter la production d?ourites. Le financement du projet est assuré conjointement par l?UNDP-GEF-SGP et le National Environmental Fund du ministère de tutelle.

?Ces habitats artificiels sont aussi faciles à manier qu?un casier pour les poissons. Ils permettront aux pêcheurs d?ourites de faire des économies parce qu?ils n?auront pas à voyager de longues distances en bateaux à la recherche d?ourites?, explique Kheswar Beeharry Panray.

L?EPCO aidera les pêcheurs dans l?installation de ces abris et les formera sur les techniques pour les enlever et les entretenir. L?habitat marin, y compris celui des ourites a été affecté pendant de longues années par des activités d?extraction de sable dans la région. ?Le dommage causé sur la végétation a eu un effet néfaste à la croissance des petits poissons et autres petites espèces marines dont se nourrissent les ourites?, constate le CEO d?EPCO.

Les techniques illégales de pêche tels que l?usage de la dynamite et la pêche sous-marine ont aussi contribué à la diminution des habitats naturels.

EPCO

Dix-huit ans déjà

■ L?EPCO a été enregistrée comme une organisation non-gouvernementale le 24 novembre 1988. Elle est engagée dans la protection et la conservation de l?environnement.

Primée au rallye-carnaval, organisé par le ministère de l?Environnement en septembre 1989, elle a utilisé son cachet de Rs 20 000 pour des campagnes de sensibilisation sur la propreté sur les plages publiques de Mont-Choisy et Flic-en-Flac.

L?ONG a effectué un travail de base avec la communauté en différentes occasions pour des campagnes de sensibilisation à l?environnement à Montagne-Longue et Congomah. Elle collabore aussi activement avec le gouvernement et les administrations régionales, notamment pour des expositions, des carnavals et des projets de sensibilisation du public à l?environnement.

L?EPCO et des étudiants du secondaire ont enlevé le Shell Environment Award pendant trois années consécutives depuis 1999. Elle organise aussi annuellement des compétitions de châteaux de sable pour les enfants du primaire de Pointe-aux-Sables.

L?ONG travaille sur un projet financé par le Mauritius Research Council pour prévenir le déversement de pétrole et le dommage causé aux routes asphaltées.

L?EPCO compte 300 membres dont une cinquantaine actifs.

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