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Des experts prévoient des choix ardus après les élections
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Des experts prévoient des choix ardus après les élections
Peu importe qui gagnera les prochaines élections générales. Le prochain gouvernement aura des décisions difficiles à prendre sitôt élu. Telle est l?analyse de l?Economist Intelligence Unit (EIU) dans son dernier Country Report sur Maurice en date de février.
Selon la publication britannique, la politique économique de diversification de l?économie devrait se poursuivre. Cela implique des investissements dans l?éducation et les communications pour faire de Maurice une économie de services.
?Toutefois, avec de possibles pertes d?emplois additionnelles dans le sucre et le textile, nous avons des doutes sur la capacité du gouvernement à poursuivre pour longtemps encore cette stratégie coûteuse tout en essayant de réduire le déficit budgétaire qui demeure obstinément élevé?, écrit l?EIU.
Selon les analystes, peu après les prochaines élections, le gouvernement sera forcé d?augmenter les taxes s?il veut poursuivre la stratégie économique actuelle sans ébranler la stabilité macroéconomique.
La privatisation des compagnies étatiques, comme moyen de générer des revenus, sera difficile surtout si elle entraîne des pertes d?emplois. ?Mais des considérations fiscales forceront des actions plus décisives après les prochaines élections et en 2006?, poursuit l?EIU.
Afin de rendre les organismes parapublics attrayants pour des investisseurs du secteur privé, des réformes auront à être entreprises. Les tarifs et coûts administrés des services et utilités auront à être révisés à la hausse. Des dégraissages auront également à être entrepris.
Ce sont des mesures extrêmement sensibles politiquement et la vitesse avec laquelle la question de la privatisation sera réglée dépendra de la force du gouvernement issu des urnes, estime l?EIU.
Par ailleurs, l?EIU a légèrement révisé à la baisse ses prévisions concernant la croissance économique du pays cette année. Dans ce même Country Report, l?EIU estime que la croissance sera de 4,8 % en 2005. En novembre 2004, la publication britannique avait avancé le chiffre de 5 %.
Difficultés pour le textile
Pour l?année 2004 la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été de 4, 2 %. L?estimation de 4,8 % représente donc un léger mieux par rapport à la performance de l?année dernière. L?EIU attribue ce progrès essentiellement à l?expectative d?une meilleure récolte sucrière si les conditions climatiques sont favorables.
L?EIU estime également que l?industrie touristique devrait mieux faire cette année car Maurice pourrait ?bénéficier? des dégâts occasionnés par le tsunami aux Maldives et au Sri Lanka, des destinations concurrentes. Néanmoins les professionnels de l?industrie hôtelière font ressortir que le report a été largement inférieur aux attentes.
Toujours est-il que la conjoncture internationale devrait cette année être plus favorable pour nos industries d?exportation, notamment, le tourisme. Pour le textile-habillement, c?est une autre paire de manches.
La croissance mondiale a été la plus forte de ces 20 dernières années en 2004 et devrait demeurer robuste autour de 4,1 % cette année. Dans l?Union européenne la croissance devrait rester stable à 2,1 % cette année. Cela devrait doper favorablement la demande dans nos principaux marchés, analyse l?EIU.
Néanmoins, la seule ombre au tableau est le risque que les taux d?intérêt américains remontent. Cela aura des effets sur les pays développés qui sont très endettés. L?environnement mondial deviendrait alors défavorable, plus particulièrement pour des pays émergents comme Maurice.
Malgré l?attente d?une croissance mondiale solide, la zone franche et l?industrie du textile-habillement plus particulièrement, continueront à connaître des difficultés. La croissance sera faible dans ce secteur et des pertes d?emplois sont à prévoir.
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