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Des Chagossiens sont arrivés à Diégo Garcia pour fleurir les tombes de leurs ancêtres
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Des Chagossiens sont arrivés à Diégo Garcia pour fleurir les tombes de leurs ancêtres
Les Chagossiens, partis en pèlerinage dans leurs îles, sont arrivés  à Diégo Garcia. En direct au téléphone  lors d’une messe en l’église de St Sacrément (Cassis), ils ont  dit leur  joie d’être sur leur sol natal.  Photo : Au centre : la député Ariane Navarre-Marie, Chagossienne et Rita Bancoult la mère du leader du Groupe Réfugiés Chagos.
 
« Mo bien content mo finn retrouve mo zil », ces paroles  d’Aurélie Talat, figure connue de la lutte des Chagossiens, résonne dans l’église de Saint Sacrément à Cassis. Elles soulèvent une émotion palpable parmi les fidèles. Sa conversation téléphonique de Diégo Garcia à Maurice est diffusée en direct par la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), qui assurait une retransmission de la messe célébrée, ce dimanche 1er novembre à Cassis, en hommage aux Chagossiens décédés.
Avant Aurélie Talat, Rosemond Saminaden, un autre Chagossien qui approche les 70 ans avait lui aussi dit sa joie d’avoir revu le pays où il a vécu avant d’en être expulsé en 1969.
Ces deux membres du Groupe Réfugiés Chagos font partie de la délégation de 18 personnes, qui ont effectué le voyage à Diégo Garcia pour fleurir les tombes de leurs ancêtres. Avant, ils ne pouvaient que déposer une gerbe sur un monument à Port-Louis.
 
Lors de la messe de ce matin, le Père Gérard Mongelard a retracé la lutte des Chagossiens depuis qu’ils ont été embarqués de force à bord du navire Noardvaer. Ils ont par la suite été laissés pour compte dans les banlieues de Port-Louis.
« La lutte a été dure, vous avez été battus par des policiers. Il faut surtout saluer la contribution des Chagossiennes », a déclaré le Père Gérard Mongelard. Et il a cité en exemple Aurélie Talat, Charlézia Alexis et Rita Bancoult, la mère d’Olivier Bancoult, le leader du Groupe Réfugiés Chagos.
Olivier Bancoult n’a pu intervenir des Chagos, durant la messe, car il se trouve sur l’île Peros Banhos où, il n’y a pas de communication téléphonique. Mais, il était présent par le biais d’un  un poème qu’il a écrit et qui a été mis en musique et chanté par la chorale de l’église de Cassis. C’est tout naturel qu’Olivier Bancoult parle de sa terre et de la vie là-bas dans sa poésie.
Dans son homélie, le Père Gérard Mongelard est revenu sur l’exil des Chagossiens.  Il a rappelé aux Mauriciens présents que, selon lui, les Chagossiens ont payé le prix pour que Maurice obtienne son indépendance.
Il a aussi tenu à expliquer la signification des trois couleurs du drapeau du peuple  chagossien. L’orange symbolise le crépuscule, l’heure à laquelle les Chagossiens ont été embarqués pour l’exil. Le noir représente la dure période de l’exil dans les faubourgs de Port-Louis et le bleu est l’océan nourricier qui entoure leurs îles.
La délégation du Groupe Refugiés Chagos sera de retour à Maurice, la semaine prochaine.
 
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