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Des bonbons qui font mal aux écoliers
Cinq enfants victimes d?allergies locales dans la cour de l?école. Cela s?est passé mercredi, à Flacq. C?est un bonbon qui est montré du doigt dans cette affaire. Une question se pose : qu?en est-il de la sécurité pour les enfants achetant des gâteaux n?importe où ? Il semblerait que la friandise en cause soit un produit importé et en vente libre.
Les cinq enfants se plaignaient de douleurs dans la bouche et de maux de gorge après avoir mangé des bonbons achetés à l?école. Les cinq élèves de cinquième ont été emmenés d?urgence à l?hôpital par un de leurs professeurs, alors que des parents d?élèves et les membres de l?administration de l?école ont contacté les services sanitaires.
Ils souffraient d?une réaction allergique, probablement causée par un produit qu?ils avaient dans la bouche. Ils ont été gardés en observation à l?hôpital durant une nuit et ont pu regagner leur domicile hier.
Mais qu?est-ce qui a provoqué cette allergie ? Si le ministère de la Santé met le public en garde contre les bonbons, Gula Gula Funny Tongue Monsters qu?auraient achetés les enfants hospitalisés, une partie de ces bonbons a été saisie à des fins d?analyse.
«Il semblerait qu?il n?y ait pas de loi sur les produits importés», explique Patrick Lim, directeur d?Esko et Co. Ltée. Il explique qu?il existe une disparité entre les produits locaux et les produits importés en matière d?inspection sanitaire. Selon Patrick Lim, les bonbons importés seraient moins sujets à des tests et autres inspections. «Certains colorants sont interdits dans les friandises», explique le directeur d?Esko et Co Ltée. Selon lui, il n?est pas possible de savoir avec certitude les conditions dans lesquelles ont été confectionnés les bonbons et autres gâteaux qui sont ensuite écoulés sur le marché mauricien. De ce fait, il n?est pas facile de savoir ce qu?ils contiennent, sans que des tests soient effectués.
«On n?a jamais vu un inspecteur sanitaire faire une visite surprise», souligne Nil Hurday. Ce quadragénaire est parent d?un élève de l?école primaire gouvernementale Rajiv Gandhi, à Riche-Mare, Flacq. Il dit ne pas comprendre pourquoi il n?y a pas d?inspection à l?école alors que des marchands ambulants vendent de la nourriture aux enfants. Outre les bonbons d?importation douteuse, certains colporteurs vendraient des nouilles aux enfants, ce qui est interdit.
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