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Des bijoux, en toute confiance?
Officiellement, 475 bijoutiers opèrent dans un cadre légal ?incomplet?, datant de 1999. Le gouvernement compte donc réguler la production et la vente des bijoux en argent et fantaisie, de même que les pierres précieuses et semi-précieuses. L?or est, en principe, déjà réglementé. Le Jewellery Bill sera présenté en première lecture à l?Assemblée nationale aujourd?hui.
Si la loi est technique et concerne surtout le contrôle des bijoux et des bijoutiers, le but est d?assurer une meilleure protection aux clients par un meilleur contrôle des bijoux vendus. Une fois cette loi promulguée, chaque acheteur de bijou sera non seulement informé des détails de ce qu?il achète, puisque les informations à ce sujet seront gravées sur le bijou, mais il recevra aussi un certificat attestant l?authenticité de son bijou.
Un bijoutier affirme que ces réglementations plus sévères risquent de ne pas plaire à l?ensemble des bijoutiers. ?Par exemple, il est obligatoire de graver le carat de l?or sur le bijou. Mais un bijou de 18k est souvent, en fait, un bijou de 17,45k.?
Les bijoux importés seront aussi soumis à cette réglementation. Toute vente de bijoux non poinçonnés deviendra illégale. Toute personne peut également présenter à l?Assay Office (autorité qui contrôlera la vente et production des bijoux) un bijou ou un métal précieux pour que cette autorité l?examine et lui remette un certificat. Les pierres précieuses ou semi-précieuses peuvent aussi lui être présentées. Elle se chargera de les examiner et de produire un certificat d?authenticité.
Mais au-delà de ces problèmes que prend en compte le Jewellery Bill, il semble qu?il y ait un malaise dans cette industrie. ?Il y a un désordre total. Il n?y a pas moins de trois associations de bijoutiers et aucune d?entre elles ne peut se vanter de représenter l?ensemble de la profession?, confie un bijoutier qui requiert l?anonymat. Il explique aussi ce désordre de par le fait que la bijouterie, étant un métier manuel, reste très amateur dans son fonctionnement.
La loi ne paraît pas prendre ce problème en considération, même si les autorités veulent professionnaliser ce métier. En attendant que cela se fasse, un Controller of Assay sera nommé. Il sera à la tête d?un conseil de neuf membres. Ce conseil sera un advisory council qui conseillera le ministre de tutelle sur l?industrie de la bijouterie, y compris sur la promotion de l?industrie, la protection des intérêts des consommateurs, la vérification des bijoux, l?assaying and marking, ainsi que la production, l?import et l?export des bijoux.
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