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Des actions pour contrer la crise alimentaire

30 octobre 2008, 01:00

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Le gouvernement prend des mesures pour faire face à la crise alimentaire. Des actions directes touchant la population démunie sont prévues. Le gouvernement a choisi le Centre de santé de base d?Ambohidroa, mardi, pour lancer officiellement son plan d?action de riposte face à la crise alimentaire mondiale. Dans le cadre de la protection sociale en milieu urbain, Paul Richard Ralainirina, ministre de la Santé et du planning familial représentant le Premier ministre Rabemanjara, a insisté sur la réduction de la vulnérabilité dans les grandes villes. «Cette action de riposte vise surtout les familles ayant des enfants de moins de cinq ans, les mères chef de famille, les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitant», cite le ministre.

Dans le sixième arrondissement comme ailleurs, la couche vulnérable est la plus concernée. Par exemple, la chance n?a pas souri à Rondro Mbolatiana Verohanitriaina ni à son fils Rolland Etienne. Il a huit mois mais il pèse seulement trois kilos et demi. Pour les familles dans cette situation, la région Analamanga, via son service de prévention et sécurisation nutritionnel (PSN), accordera du travail temporaire. «Il s?agit d?un système à haute intensité de main-d?oeuvre (Himo) qui permet de toucher 1 500 ariary pour un travail achevé en cinq heures. Le subsidiaire et ses enfants bénéficient en outre d?une couverture médicale gratuite pendant la durée des travaux», explique Jean Marie Rabearivelo, responsable régional du PSN.

Environ 508 foyers issus de quatre fokontany du 6e arrondissement auront ce système Himo. Ils seront chargés d?enlever des jacinthes d?eau couvrant une rizière de 20 000 m2. Ce modèle de service sera dupliqué dans les autres arrondissements de la capitale et appliqué dans les milieux urbains des six ex-provinces.

Pour sa part, le message de Bruno Maes, représentant résident de l?Unicef, rappelle l?un des droits principaux de l?enfant. Il est en effet stipulé que « chaque enfant a droit à la vie et à sa survie ». Cela requiert une prise en charge des enfants malnutris de la capitale et des autres villes. Dans cette optique, l?introduction de la crème enrichie « koba aina », pour compléter l?apport nutritif des enfants malnutris modérés s?adapte à la situation.

Pour faire face à la difficulté financière des ménages, « les enfants seront dotés de cette crème jusqu?à ce qu?ils recouvrent un poids correct », selon Paul Richard Ralainirina. Les bébés sévèrement sous-alimentés suivront des régimes stricts. Le renforcement de la cantine scolaire est aussi envisagé dans le cadre de cette action de riposte. « Il faut augmenter la fréquentation des cantines scolaires. Si certaines écoles ne donnent que deux repas par semaine, il faut l?augmenter à trois », poursuit Ambinintsoa Raveloharison. En tout, un fonds de 10 millions de dollars est alloué à la riposte liée à cette crise sociale. Les actions de riposte touchent aussi d?autres secteurs comme l?agriculture et le transport.

Noro Haingo RAKOTOSEHENO

© L?Express de Madagascar

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