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Deep-River-Beau-Champ investit Rs 1 milliard dans sa sucrerie en Tanzanie
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Deep-River-Beau-Champ investit Rs 1 milliard dans sa sucrerie en Tanzanie
L?industrie sucrière continue à croire dans l?expansion de ses opérations au niveau régional, et plus particulièrement sur le continent africain. Deep-River-Beau-Champ (DRBC) qui fait partie du pôle agro-industrie du groupe Ciel annonce un important investissement, soit pas loin de Rs 1 milliard ($ 35 millions) pour accroître sa production sucrière en Tanzanie. C?est ce qui ressort du dernier rapport annuel de DRBC pour l?exercice se terminant au 30 juin 2004.
Cet effort d?investissement est favorisé par une bonne performance financière, l?usine sucrière de DRBC ayant renoué avec la rentabilité après cinq années difficiles. L?injection de fonds additionnels en Tanzanie vise à porter la production de la sucrerie du groupe dans ce pays ? TPC Ltd ? à 85 000 tonnes pour la saison 2006-2007 contre 62 000 tonnes actuellement. Au terme de ce projet DRBC devrait donc produire davantage de sucre en Tanzanie qu?à Maurice où elle produit une moyenne de 80 000 tonnes annuellement.
Les Rs 1 milliard d?investissement prévues serviront à étendre la superficie sous culture de cannes de 1 100 hectares additionnels qui devrait donner 130 000 tonnes de cannes supplémentaires qui s?ajouteront aux 600 000 tonnes de cannes que TPC Ltd produit déjà. Ce développement implique l?exploitation d?une nouvelle propriété, le Kahe Estate, proche de TPC Ltd. Il faudra aussi accroître la capacité de broyage de l?usine de 125 à 160 tonnes de cannes par heure.
DRBC a déjà passé commande pour une chaudière neuve, plus performante, pour remplacer celle existante. Ce projet d?expansion en Tanzanie est en gestation depuis deux ans. La direction de DRBC justifie sa décision d?aller de l?avant avec cet investissement par la nécessité d?assurer la viabilité à long terme de TPC Ltd. ?Ce projet devrait permettre à la compagnie TPC Ltd d?être parmi les producteurs les plus compétitifs du monde à moyen terme?, commente DRBC dans son rapport annuel.
Les investissements déjà effectués et à venir au niveau de la plantation, de l?irrigation, du transport et à l?usine devraient améliorer le taux de rendement et aider à réduire les coûts d?opération. L?expansion prévue devrait permettre des économies d?échelle qui augmenteront davantage la compétitivité des opérations.
Rs 1,5 millard de chiffre d?affaires
TPC Ltd, où DRBC est actionnaire majoritaire, écoule sa production essentiellement sur le marché tanzanien. Elle a néanmoins exporté 7 000 tonnes de sucre sur le marché européen au cours de la saison 2004. DRBC est globalement satisfaite de l?évolution de sa sucrerie tanzanienne. La production de cannes et de sucre est en hausse malgré une légère baisse de la production à l?hectare.
De plus, même s?ils restent élevés, les temps d?arrêt à l?usine pour cause d?ennuis mécaniques ont été réduits. TPC Ltd a d?ailleurs contribué positivement aux bénéfices de DRBC cette année. Ce sont sans nul doute ces bons résultats qui encouragent DRBC à rester ouvert à toutes les opportunités d?investissement qui se présenteront dans le domaine sucrier au niveau de la région et ailleurs.
Sur le plan local, DBRC a également des raisons d?être satisfaite. La production de sucre a été supérieure à celle de la saison 2003 en dépit d?un taux d?extraction inférieur. Les résultats consolidés du groupe incluant le bilan de TPC Ltd pour la première fois font voir une croissance du chiffre d?affaires qui est passé à Rs 1,5 milliard contre Rs 1,2 milliard pour les 18 mois se terminant au 30 juin 2003. DRBC a réalise un bénéfice opérationnel de Rs 496 millions.
Le bénéfice attribuable aux actionnaires a pratiquement doublé pour passer de Rs 186 millions à Rs 362 millions. Ce chiffre inclut toutefois un profit exceptionnel de Rs 191 millions sur la vente de
21,7 % de Noveprim au laboratoire américain Covance Ltd.
Malgré tout, DRBC, comme le reste de l?industrie sucrière, s?inquiète de l?avenir qui est menacé par une baisse de 37 % du prix du sucre. Dans la conjoncture, DRBC multiplie les initiatives pour réduire les coûts de production.
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