Publicité

De nouvelles règles pour l?audit

21 avril 2004, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

D?AIR MAURITIUSM à la Mauritius Commercial Bank, les récents scandales financiers ont exposé à la critique les commissaires aux comptes, analystes, agences de notation, régulateurs et banquiers. Ils sont accusés de ne pas avoir pleinement joué leur rôle de contrôle ou d?alerte. Jour après jour, le grand public a découvert des réalités insoupçonnées. Ici comme ailleurs, les experts ont invoqué la malhonnêteté, la malchance, l?erreur de gestion. A chaque niveau, les contrôles censés vérifier la réalité d?une situation, mettre au jour des risques cachés ou des dysfonctionnements ne semblent pas avoir fonctionné. Manque de rigueur, manque d?indépendance par rapport aux clients, intérêts inavoués ?

Les autorités publiques le pensent. Aux Etats-Unis, très prompts à réagir après l?affaire Enron, le gouvernement américain a voté la loi Sarbanes-Oxley pour renforcer tous les dispositifs de contrôle. La palette des mesures est large, allant des obligations d?information des entreprises à la séparation du conseil et de l?audit dans les grands cabinets comptables, en passant par des règles strictes de séparation entre les activités de recherche financière et de conseil en placement au sein des banques.

C?est dans cette optique qu?il faut voir l?initiative du ministère des Services financiers de venir de l?avant avec le Financial Reporting Bill. Ce projet de loi, dont une ébauche a récemment été présentée aux professionnels de la finance, vise à créer un organisme de régulation, le Financial Reporting Council (FRC), dont le but est de veiller aux respect des normes et à la qualité du travail des auditeurs. Le projet de loi prévoit aussi la création d?un Mauritius Institute of Professional Accountants (MIPA) chargé d?enregistrer et d?établir un code de travail et des règlements pour les comptables.

Le ministre de l?Industrie et des services financiers insiste sur la justification de cette démarche : ?Il y a eu trop de scandales, a-t-il dit. Il faut des lois et un encadrement régulateur pour redonner confiance dans les comptes et dans les marchés financiers.? La messe est dite pour les professionnels de la finance. L?ICP soutient cette initiative du gouvernement, qui contribue à sauvegarder les intérêts des petits porteurs.

Publicité