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De nouveaux équipements pour traiter les maladies rénales
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De nouveaux équipements pour traiter les maladies rénales
Ceux qui souffrent des reins pourront pousser un ouf de soulagement. De nouveaux équipements seront installés, dès le premier trimestre de l?année pro- chaine, au département de la médecine nucléaire de l?hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle. Ces appareils sont destinés à mieux dépister les maladies. L?International Atomic Energy Agency (IAEA), organisme des Nations unies, a en effet donné son accord de principe à la demande faite par les autorités pour obtenir ces équipements. Un de ses experts est attendu dans les prochains jours.
Il complétera l?installation des machines et assurera la formation du personnel.
?Si nous pouvons dépister suf-fisamment tôt le mauvais fonctionnement rénale, nous pouvons traiter le problème de manière plus efficace. La maladie du rein est parfois une des conséquences du diabète?, dit un haut cadre du département de la médecine nucléaire. ?Actuellement, ajoute-t-il, nous faisons des tests in vivo, mais nous pourrons bientôt commencer les tests in vitro pour pouvoir mieux traiter les malades?.
Dans le temps, le système in vitro était utilisé au département de médecine nucléaire alors à l?hôpital Victoria. Ce système consiste à prélever le sang d?un patient pour des analyses en éprouvette. Le département a depuis été transféré à l?hôpital Nehru. Cet hôpital pratique également la transplantation de reins.
La médecine nucléaire comprend l?injection d?une substance radioactive, la technetium 99, dans le corps humain. Ce produit influe sur les organes spécifiques concernées qui émettent alors des radiations. Selon un spécialiste de cette médecine, la dose de radiation qu?un patient reçoit quand la substance lui est injectée est infime.
?Certains patients sont inquiets quand on leur dit qu?on va leur injecter de la technetium 99. Ils ne doivent pas l?être. A titre d?exemple, la dose est comparable à la radiation pour les tests à rayons X pour la poitrine. Ces tests-là, on les fait tous les jours?, rassure-t-il. La technetium 99 est aussi utilisée pour des études de la thyroïde, du c?ur, des poumons et du foie
A Maurice, la médecine nucléaire est pratiquée depuis une vingtaine d?années. Elle est utilisée notamment pour des examens des os des personnes atteintes du cancer du sein et de la prostate. Ces types de cancer donne lieu à la métastase : les cellules cancéreuses quittent le site d?origine et se déposent sur les os. Ce nouveau site devient une autre source de cancer. La médecine nucléaire permet de détecter très tôt ce nouveau site et de déclencher le traitement efficace. Elle renseigne non seulement sur l?anatomie de l?organe (comme le font le MRI scan, le CT scan, l?écographie et les rayons X), mais également sur son fonctionnement.
L?application des techniques de la médecine nucléaire fera l?objet d?une réunion de coordination, tenue à l?hôtel Manisa, Flic-en-Flac. Une vingtaine de spécialistes africains participeront à ce séminaire prévu sur cinq jours. Ils vont, entre autres, examiner l?évolution du Afra project qui bénéficie du soutien financier de l?IAEA. Ce projet, initié il y a deux ans, s?achève cette année. Les possibilités de financement d?autres projets par cet organisme seront examinées. L?IAEA a fourni à Maurice des équipements pour la médecine nucléaire, ainsi que les services d?experts et la formation du personnel.
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