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De la tabagie mobile au supermarché
Quand elle est partie pour Rodrigues en 1991 pour tenter une percée dans le monde du commerce, elle ne réalisait pas qu’elle allait un jour être la propriétaire d’un de plus grands supermarchés de l’île. En tout cas, c’est une véritable success story que celle de Sunita Albert, mauricienne de naissance, qui a épousé un Rodriguais. Elle est aujourd’hui propriétaire d’un supermarché à Mon-Lubin. Elle vise encore plus loin.
Sunita était partie à Rodrigues pour vendre du prêt-à-porter. Mais très vite, elle se rend compte que ce marché est très restreint et qu’elle va subir des pertes. Entre-temps elle rencontre un Rodriguais, Charles Albert. S’ensuit le grand amour avant le mariage.
Sunita prend de l’emploi dans l’administration et, au bout de quelques années, est promue bibliothécaire. Toutefois, elle rencontre des problèmes et ne peut continuer. Elle décide une nouvelle fois de se lancer dans le commerce.
C’est dans une tabagie mobile qu’elle va vendre divers articles. Les affaires marchent bien et aidée de Charles, son époux, elle décide d’ouvrir une boutique. Au fil des années, le pouvoir d’achat des Rodriguais augmente et il y a une plus grande demande pour certains produits de qualité. C’est alors qu’elle ouvre un supermarché en 2000, le Rod Pride Trading. Pari gagné ! Les affaires marchent au-delà de ses espérances et le nombre des produits augmente chaque semaine sur les étagères.
Aujourd’hui, elle possède deux camions qui assurent la distribution à travers l’île. Huit personnes sont employées dans la compagnie.
Sunita vient de lancer son propre label. Des sachets de grains secs sont distribués dans des boutiques. Le supermarché détient l’exclusivité pour la distribution de certains produits, dont le thé de La Chartreuse. Elle projette de faire l’acquisition de deux autres camions.
Sunita estime que son business est devenu florissant, grâce esprit de sacrifice et grâce surtout à l’accueil qu’elle réserve à ses clients.
Elle veut tenter une percée dans l’alimentation. Elle croit qu’elle peut tirer profit de la réduction des droits des douanes sur certaines marchandises pour se lancer dans ce créneau. La volonté et le savoir-faire sont là. Sunita est sans doute sur la bonne voie. D’autant plus qu’elle dit qu’elle contribue beaucoup au développement économique de l’île.
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