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De la culture d?entreprise...
Ailleurs, il est courant que les employés acceptent des réductions salariales pour aider l?entreprise à sortir d?une mauvaise passe. Ils préfèrent cette option à la perte d?emploi qui, très souvent, est la seule autre option disponible avec le contexte économique qui change constamment, les protections qui s?effritent, la compétition qui se fait âpre.
Les salariés mauriciens seraient-ils capables de se résigner à de tels sacrifices ? C?est pourtant ce type de collaboration ? résultant de la prise de conscien-ce de la communauté d?intérêts entre employeurs et employés ? qui devrait dicter désormais les relations em-ployeurs-employés.
Un environnement épanouissant
L?employé ne doit plus être un simple facteur de production, mais un partenaire incontournable. Aujourd?hui, la qualité de son personnel est à peu près le seul facteur qui peut permettre à une entreprise de réaliser de réels gains en compétitivité. De même, l?employé doit se mettre en tête que la bonne santé de l?entreprise repose sur la volonté de plusieurs acteurs et non pas sur la relation employeurs-employés.
Afin de permettre à ce nouvel ordre de s?installer, il faut un encadrement différent pour les relations professionnelles, pensent les patrons. Libéralisons le marché de l?emploi, disent-ils. Il faudrait un marché souple, qui ne serait pas régi par des principes contraignants.
« Idéalement, il faudrait démanteler la formule obsolète des Remuneration Orders qui nous oblige à agir dans un corset », suggère Patrice Legris, directeur de la Mauri-tius Sugar Producers Association.
L?employeur devrait pouvoir optimiser le retour sur chaque roupie dépensée en termes de coûts de production. Le salarié devrait, quant à lui, mériter chaque roupie qu?il perçoit. Mais en même temps, il devrait pouvoir évoluer dans un environnement de travail épanouissant et revalorisant. Cela n?est pas partout le cas.
La tendance est à la négociation di-recte entre employeur et employés. Les entreprises dans un secteur donné diffèrent par leur taille, leur santé financière, leur bagage technologique, leur administration? Ils tentent d?imposer des conditions uniformes à des employeurs alors que leur capacité de se les payer varie. C?est une des raisons pour lesquelles l?industrie sucrière a déjà introduit le concept de négociation directe auprès de catégories d?employés (cadres et surveillants) qui sont encore disposés à collaborer.
Seul hic, l?État. Sans doute cette collaboration aurait-elle plus de chances de s?installer s?il se retirait de la scène. Très souvent, le gouvernement use trop de son pouvoir discrétionnaire et politique pour générer des situations qui, par la suite, deviennent difficiles à soutenir dans la durée. Et qui finissent par relancer la spirale inflationniste.
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