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David Hinds
Festival Reggae Donn Sa II, résonnera ce soir à partir de 18 heures au Stade Sir Gaëtan Duval à Rose-Hill. David Hinds leader charismatique des Steel Pulse, invité d?honneur de ce festival orchestré par Otentikk Street Borthers et Live N Direk Entertainment, en partenariat avec la Municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill et divers sponsors, s?est révélé terriblement attachant. Artiste engagé, il a dit sa hâte de chanter son reggae ce soir devant le public mauricien.
Le voilà, enfin, en chair et en os. «Skin, flesh, bones and dreadlocks ! » declare-t-il, souriant, visiblement heureux d?être chez nous. Belle entrée en matière, pour David Hinds. Du coup, on lui pardonne les deux reports de sa conférence de presse, sans même se forcer. David Hinds est un homme discret.
A la table où il est installé, au milieu des organistateurs du Festival Reggae Donn Sa II, il écoute, attentif, calme et serein. Et quand il ouvre la bouche, c?est pour dire son engagement d?artiste.
Au bout de trente ans à brandir son étendard politique au sein de Steel Pulse, David Hinds est devenu un modèle, voire un repère pour tous ceux qui ont soif de justice sociale. «Ce sont les gens qui nous soutiennent depuis trente ans, qui nous donnent encore aujourd?hui, la force d?avancer. Steel Pulse was built on a concept of brotherhood. We?re not just a black reggae band trying to be exposed in Europe," explique-t-il.
Peace and love
L?artiste a le sens des mots bien pensés et bien dits. C?est ce don-là, qu?il a mis au service du reggae, élargissant le sillon que Bob Marley a commencé à créer en Afrique. Mais la route vers ce succès-là, a été long et tortueux. «Nous avons débarqué en Angleterre, à une époque où le système était contre le reggae. Nous avons toujours été critiqué par certains médias, à cause des messages politiques qui habitent nos chansons.» En faisant du reggae, David Hinds voulait à la fois dire sa souffrance et soigner ses blessures. De ce racisme qui l?a tant de fois brimé, il voit aujourd?hui, plus que jamais, la nécessité de «poursuivre la lutte pour la reconnaissance des minorités.»
Avec Steel Pulse le reggae est devenu un instrument de prise de conscience. «Emancipate yourself from mental slavery, none but ourselves can free our minds,» chantait le messie Marley. Comme Marley, David Hinds prône l?honnêteté, le respect de l?autre et l?exigence. Lui qui porte le reggae africian sur de prestigieuses scènes européennes, va faire son show chez nous. Son message parlera à l?Afrique encore longtemps. Les billets pour le Festival Reggae Donn Sa, seront mis en vent à partir de midi au Stade Sir Gaëtan Duval. Coût du ticket Rs 250. Peace and love !
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