Publicité

Dave Kissondoyal ou la bosse des TIC

22 novembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Dave Kissondoyal sera le seul représentant mauricien au Sommet mondial sur la société de l?information (SMSI) qui aura lieu du 10 au 12 décembre à Genève, en Suisse. Cette grand-messe des Technologies de l?information et de la communication (Tic) réunira chefs d?État et de gouvernement, industriels et représentants de la société civile autour de débats sur l?avenir des Tic dans le monde. Dave Kissondoyal est un habitué de ces réunions. Il a déjà participé à plusieurs sommets de ce type et n?a pas refusé cette nouvelle invitation.

À 38 ans, Dave Kissondoyal a roulé sa bosse. Cet ingénieur en réseaux informatiques a, tour à tour, travaillé pour les anciens Overseas Telecommunication Services, Blanche Birger et Bowmans International Sports où il a été Group Network Manager basé à l?île de Man avant de regagner Maurice pour occuper la fonction de Group Technical Director. Mais il n?y a pas que les ordinateurs et l?internet qui l?intéressent, la politique le démange aussi. Après avoir été membre du Mouvement républicain, il s?est joint au MMM.

Le militant MMM n?est pas pour autant tendre envers le gouvernement en place. Le peu d?enthousiasme que ce dernier démontre au sujet du SMSI l?irrite. « L?assemblée générale des Nations unies a voté une résolution demandant aux États de se faire représenter au plus haut niveau à ce sommet et je ne comprends pas que Maurice ne soit pas présent alors que nous comptons faire des Tic, le 5e pilier de notre économie », s?insurge-t-il.

Kissondoyal juge que ce sommet est très important car il permettra aux participants présents de se constituer en réseaux et de découvrir des partenaires et pays émergents dans les Tic.

L?un des thèmes qui sera abordé sera la « Fracture numérique », la nouvelle expression consacrée pour illustrer la différence entre le niveau d?accès et d?utilisation des Tic dans les pays développés et les pays les moins avancés.

Maurice ne souffre pas de cette fracture selon Kissondoyal car le pays a déjà assimilé les technologies existantes. Mais il juge que beaucoup reste à faire. « En voyant ce qui se fait ailleurs, je me dis que malgré les efforts du gouvernement, nous avons beaucoup de retard sur l?e-government ou l?e-education. »

Il prendra l?avion pour Genève le 7 décembre où il espère encore être rejoint par quelques officiels du gouvernement mauricien.

Publicité