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D?autres griffes pour les ex-Ralph Lauren
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D?autres griffes pour les ex-Ralph Lauren
Equateur, Maille Street, Armani, Cerruti, Arrow, Guest ou encore Billabong? Autant d?enseignes internationales, qui se retrouvent aujourd?hui en produits griffés locaux, sur les rayons des magasins occupés par Ralph Lauren, marque dorénavant interdite .
Même si les créneaux de reconversion sont loin de rivaliser avec la fameuse marque en termes de rentabilité, ils sont nombreux à tenter une nouvelle aventure. Certains magasins ont pu ainsi obtenir les droits de distribution de certaines griffes locales et internationales.
?Le problème avec ces grandes marques étrangères, explique Sudheer Maudhoo, porte-parole des ex-commerçants-fabricants Ralph Lauren lors de leurs démêlés avec la justice, c?est que l?exploitant mauricien obtient seulement les droits de distribution. Il ne peut fabriquer localement ces produits qui sont frappés d?un droit de douane de 80 % à l?importation, qui les rend peu compétitifs sur le marché local.?
En revanche, certains opérateurs semblent ne pas avoir appris la leçon. Ils continuent, en effet, à exploiter illégalement certaines griffes dont Calvin Klein, Von Dutch et Armani. Malgré les subterfuges des uns et les efforts sincères des autres pour trouver d?autres produits de classe internationale, il y a peu de chances que le business retrouve son lustre d?antan.
Les entrepreneurs gardent cependant confiance. Le prochain budget, espèrent-ils, peut les sauver. Ils souhaitent que le gouvernement abolisse les droits de douane sur les vêtements importés. Selon eux, les prix des habits designer seront nettement abordables sur le marché local sans les 80 % de droits de douane.
Les ex-exploitants de Ralph Lauren affirment avoir développé une profonde connaissance du marché touristique. Ils disent même avoir fait mentir la perception que les touristes ne dépensent pas suffisamment en dehors de leurs hôtels. Ils attendent que le gouvernement joue le jeu en mettant en ?uvre un ambitieux chantier qui est de plus en plus évoqué. C?est-à-dire faire de Maurice une destination de shopping hors taxes.
?Avec la perte de la marque Ralph Lauren, notre chiffre d?affaires a chuté de 90 %?, affirme Ashok Jusrut, propriétaire des magasins Michigan Square à Arsenal. Ce petit village, situé à l?entrée de Triolet, était devenu le symbole même du craze Ralph Lauren et, par ricochet, un haut lieu de shopping pour les touristes qui faisaient une razzia de produits de classe internationale à des prix fort abordables. Selon les employés, neuf touristes sur dix venaient pour s?acheter des vêtements portant l?enseigne américaine.
Le propriétaire de la marque Ralph Lauren avait, l?année dernière, obtenu par voie judiciaire l?arrêt de l?exploitation (fabrication et distribution) de la griffe à Maurice. Les fabricants et revendeurs concernés avaient néanmoins bénéficié d?un moratoire afin de pouvoir écouler les produits en stock et de se recycler dans d?autres créneaux.
Le 31 décembre 2005 a sonné la fin de ce business qui n?avait que trop duré, selon la maison mère, en occurrence Polo-Lauren Co. L.P de New York. Et le gouvernement mauricien, qui veut à tout prix que le pays rehausse l?image peu convaincante qu?il projette sur le plan de la propriété intellectuelle, avait soutenu la démarche des Américains.
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