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D?autres filières de la finance explorées
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D?autres filières de la finance explorées
De nouveaux repères pour le secteur tertiaire. Un symposium, qui se tient actuellement à Flic-en-Flac, explore les nouvelles possibilités de l?exportation des prestations financières. Pour Rama Sithanen, vice-Premier ministre et ministre des Finances, le pays compte beaucoup sur ces perspectives pour insuffler de la valeur ajoutée à l?activité économique.
Maurice, centre (hub) financier de classe mondiale. La conférence aborde cette vision dans une perspective de marché niche. Les opérateurs mauriciens devront identifier de nouveaux créneaux porteurs tout en apportant plus de substance à leurs prestations actuelles.
L?univers des produits financiers est en plein boom sur le plan mondial. Maurice, qui a déjà de l?expérience en tant que centre offshore, se doit de capitaliser sur ses acquis pour saisir les nouvelles opportunités. Le pays présente déjà un bilan plutôt positif dans ce domaine.
Lors de son allocution d?ouverture du séminaire hier, Rama Sithanen a rappelé la bonne performance du secteur financier au cours de ces dernières années, avec 7,3 % de croissance en 2007. Le secteur financier hors banques et assurances, un espace dominé par l?offshore, enregistre des taux de progression à deux chiffres depuis 2002.
<B>L?Afrique, marché potentiel</B>
Le ministre a expliqué les initiatives du gouvernement pour mieux encadrer cette industrie. De nouvelles lois, dont le Securities Act, le Financial Sercices Act et un nouveau Insurance Act, ont été promulguées dans l?optique de donner à ces activités concernées un niveau international. «L?industrie bancaire, qui compte pour 60 % du secteur financier, connaît actuellement une des phases les plus mouvementées de son histoire. Trois nouvelles banques ont été autorisées à opérer. Il y a eu une augmentation remarquable dans le nombre de succursales et de produits innovants», explique-t-il.
Maurice s?apprête à s?embarquer dans une nouvelle avenue de la finance, l?islamic finance. Avec les services financiers islamiques, Maurice se connecte à de nouveaux créneaux d?investissement.
Le ministre des Finances a aussi évoqué l?ouverture prochaine du pays aux firmes de légistes internationales. Il a également soutenu que le continent africain représente un marché très prometteur pour les prestataires mauriciens. Notre appartenance aux blocs régionaux du Common Market of the Eastern and Southern Africa et de la Southern African Development Community nous expose à un marché potentiel d?un demi-milliard d?habitants et dont les besoins en produits financiers sont en forte croissance.
Pour Nikhil Treebhoohun, conseiller au Commonwealth Secretariat, agence qui organise le symposium de concert avec le Board of Investment (BOI), la nouvelle vision pour un secteur de services exportables émane d?une réflexion stratégique initiée en 2004 par le National Productivity and Competitiveness Council. Un document ayant pour thème Competitivess Foresight a été publié pour servir de feuille de route au développement d?un secteur tertiaire à valeur ajoutée.
Nikhil Treebhoohun a fait un plaidoyer pour un changement de mentalité, afin que ce nouveau modèle de développement puisse réussir. «Le pays s?est engagé dans des réformes audacieuses et qui demandent un changement de mentalité. C?est vrai que cela prendra du temps. Mais le temps presse», fait-il ressortir.
Milan Meetarbhan, Chief Executive de la Financial Services Commission, a, lui, abordé les défis que le mouvement transfrontalier des services financiers pose sur le plan de la régulation financière. Les prestations sont souvent régies par des régimes différents lorsqu?elles bougent d?une juridiction à une autre.
Le symposium, auquel participent plusieurs opérateurs et spécialistes étrangers, se termine samedi. La semaine prochaine, le BOI et le Commonwealth Secretariat organisent une conférence similaire, touchant cette fois à la sous-traitance.
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