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9 août 2007, 20:00

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Fantastiques au box-office

Vous l?avez compris : Les 4 Fantastiques sont de retour. Sorti en 2005, le premier opus Les 4 Fantastiques était l?oeuvre du même réalisateur : Tim Story. Si la première aventure avait fait exploser les entrées en 2005, le second volet, sorti en Europe mercredi, est en passe de lui voler la vedette. En tête du box-office américain pour son premier week-end, Les 4 Fantastiques et le Surfer d?Argent a enregistré pas moins de 57,4 millions de dollars (43,1 millions d?euros), alors que le premier film de Tim Story n?avait totalisé ?que? 56,1 millions de dollars (41,91 millions d?euros).

La trame : Alors que le mariage de Mr Fantastic et de la Femme Invisible s?annonce comme l?événement de l?année, un mystérieux Surfer d?Argent surgit de l?espace et provoque d?étranges phénomènes sur la Terre. Rapidement, Les 4 Fantastiques vont découvrir le dessein secret de cet être aux pouvoirs surprenants et la menace qu?il fait peser sur notre planète, mais ils vont aussi voir ressurgir leur ennemi juré... Face au danger, amis et ennemis vont devoir unir leurs forces comme jamais...

Le danger, c?est le Surfer d?Argent, une entité cosmique. Et déjà, lors de la réalisation du film, pour l?animation d?une entité cosmique, aucun acteur ne pouvait l?incarner. Il n?y avait guère que les images de synthèse qui pouvaient lui donner corps. Et il a fallu trouver une astuce. Ce sont les informaticiens de la société Weta Digital qui se sont empressés de la trouver. Pendant plusieurs semaines avant et pendant le tournage, l?acteur Doug Jones, à la fois mime et contorsionniste, ainsi que Dorian Kingi, sa doublure cascades, ont travaillé avec Terry Notary, un coach gestuel. L?acteur a ainsi reproduit les gestes et mouvements qui ont servi de base pour l?animation du Surfer d?argent, dont les attitudes sont calquées sur les surfeurs. Ce n?est toutefois pas Doug Jones qui prête sa voix au Surfer d?Argent, mais Laurence Fishburne, l?inoubliable Morpheus de la saga Matrix.

<I>?Les scènes d?action sont spectaculaires et l?attaque de Galactus est impressionante. On regrette juste que la débauche de moyens ait juste donné un film de super héros de plus.?</I>

Si la plupart des fans ont accueilli favorablement ce deuxième volet, d?autres n?en ont été nullement impressionés. Ci-dessus, la critique issue de M.Cinema.

?Avec la déferlante de films de super héros, Les 4 Fantastiques ? premier du nom ? avaient déçu les adultes mais ravi les enfants. Il faut dire que les personnages créés par Stan Lee et Jack Kirby sont parmi les moins intéressants de l?univers Marvel. Unidimensionnels, n?ayant quasiment aucune zone d?ombre ou de noirceur, nos quatre héros sont particulièrement inoffensifs. Leurs interactions restent superficielles et on a souvent l?impression de voir quatre adolescents se chamailler plus que quatre adultes supposés être les sauveurs du monde. Même leur nemesis, le Dr Fatalis, reste en deçà de nombreux méchants des comic books. L?apparition du Surfer d?Argent dans le second chapitre pouvait présager d?une amélioration, mais ce personnage particulièrement charismatique et presque poétique sur le papier se révèle à l?écran étrangement fade et creux. Certes, les scènes d?action sont spectaculaires et l?attaque de Galactus est impressionnante. On regrette juste que la débauche de moyens ait juste donné un film de super héros de plus. Pas le plus mauvais, loin de là, mais pas le plus ambitieux non plus.?

Gandhi Un héros humanisé

Un nouveau film sur Gandhi, qui relate la relation difficile entre l?un des pères de l?indépendance de l?Inde et son fils aîné. Un nouvel éclairage sur le célèbre pacifiste?

Sorti le 3 août, le film de Feroz Abbas Khan a pour acteurs Akshaye Khanna, Bhoomika Chawla Daniel Janks, Shefali Shah et Darshan Jariwala.

Figure majeure de l?Histoire du XXe siècle, le mahatma Gandhi a eu des rapports difficiles avec son fils Harilal. Un fossé se creuse entre les deux hommes lorsque le mahatma refuse que son fils suive des études de droit en Grande-Bretagne. Laissant son père en Afrique du Sud, Harilal retournera en Inde, où il mènera une vie de vagabond. Rebelle, il va finalement se convertir à l?islam, se reconvertir à l?hindouisme, avant de terminer alcoolique. Cinq mois après la disparition de son père, il mourra, seul, dans un hôpital de Bombay.

Gandhi my father (Gandhi mon père) raconte combien il a été difficile pour le mahatma de concilier ses principes avec ce que lui demandait son fils Harilal, qu?il a finalement renié. Le film évoque le refus de Gandhi de favoriser la carrière de son fils, ou de l?aider à étudier à l?étranger, parce qu?il croyait qu?il fallait traiter tout le monde de la même manière.

?Gandhi a réinventé la nation. Quand vous devenez aussi important, il y a des relations qui ne fonctionnent pas et des blessures qui prennent du temps à se refermer?, a expliqué la semaine dernière à Mumbai (Bombay), le réalisateur, Feroz Abbas Khan, lors d?une projection privée du film.

Celui-ci a été salué par les descendants de Gandhi, considérant qu?il s?agit d?un des rares longs métrages qui humanise le personnage. ?C?est un film brillant sur un épisode tragique de notre famille. J?ai été profondément remué. J?ai pleuré?, a confié Tushar Gandhi, arrière-petit-fils du ?mahatma? à l?issue de la projection privée.

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