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Dans les coulisses de l?info
Mercredi après-midi, c?est l?effervescence dans le bureau de Radio One. Axcel Chenney appelle de la grande île où il est parti couvrir les Jeux des îles. Le seul fait de savoir leur collègue au bout du fil semble faire plaisir à la fratrie. Et puis, il est un des liens directs avec les Jeux des îles de l?océan Indien, l?événement incontournable du moment. Et la rédaction de Radio One veut mettre le paquet en ce qu?il s?agit de la couverture de ces jeux. Du coup, tout le monde est à l?affût des nouvelles qu?apportent les deux journalistes et le technicien dépêchés à Madagascar pendant ces dix jours de compétition.
Sur la vitre du bureau de Karishma Beeharee est même collé un papier avec des coordonnées pour joindre Elvis Quenette, Robert Jean-Pierre et Axcel Chenney. Quinze interventions en direct sont prévues jusqu?au 19 août. Sans oublier les portraits quotidiens, le journal et les coulisses des jeux, entre autres.
Karishma Beeharee est, quelque part, le chef d?orchestre de l?équipe de journalistes de Radio One. Une responsabilité énorme puisque c?est son équipe qui est chargée de recueillir des renseignements sur des événements d?intérêt public et d?informer le public.
À première vue, cette équipe est jeune, d?une tranche d?âge de 18 à 30 ans. Qu?à cela ne tienne, la rigueur est de mise. On collecte des infos, on procède à des interviews, des enquêtes, on se rend sur les lieux des événements, on assiste à des conférences de presse, on vérifie les infos de ses sources, on trie les nouvelles, on les analyse? « À travers les brèves, les reportages, les interviews, nous essayons de donner un côté dynamique et pédagogique à l?info que nous apportons », avance la rédactrice en chef.
« Il faut aimer ce métier pour le faire »
Mais quel sujet prime sur l?autre ?
« Nous choisissons un sujet par rapport à son aspect populaire, et non pas populiste. Nous privilégions les sujets qui touchent la majorité des gens, qui frapperont les esprits et à ce moment-là, on le traite en profondeur et l?on voit s?il existe un enjeu particulier. Mais, en même temps, ce sujet doit aller dans le sens de notre ligne éditoriale et être informatif », explique Karishma Beeharee. Bref, il y a tout un travail de fond derrière les bulletins d?infos ou les émissions collant à l?actualité comme Ça fait débat animée par Karishma Beeharee.
La presse parlée est une profession qui demande un grand investissement de soi. Des horaires parfois difficiles. Avec des shifts le matin ou l?après-midi. « Il faut aimer ce métier pour le faire », confie Miguel Hermelin. Et pour lui, il semble qu?il en a fait sa vocation. L?équipe compte en fait une quinzaine de journalistes : dix journalistes titulaires, quatre stagiaires et un free-lance.
Sandiana Maureemootoo, Thierry Veerabadren, Eric Meyepa, Humaira Ali, Karishma Beharree, Miguel Hermelin, Rodney Coco, Claude Cziffra, Axcel Chenney font partie de l?équipe rédactionnelle qui travaille à plein-temps. Claude Cziffra est aussi correcteur et Axcel Chenney, chef d?édition. Joëlle Hennequin, ancienne journaliste à plein-temps à Radio One, est désormais professeur et pigiste à la radio. Trois stagiaires : Pascaline, Shezad et Nafizah font leur apprentissage du journalisme parlé à Radio One, avec l?éventualité d?être plus tard intégrés à l?équipe. Rahul Sobrun est professeur et stagiaire aussi, alors qu?Ishtee est en stage dans le cadre de ses cours à l?université de Maurice.
La presse parlée, malgré ses exigences, intéresse toujours les jeunes et les moins jeunes?
« Le travail d?équipe fait notre force ! »
En octobre, Karishma Beeharee fêtera sa première année comme rédactrice en chef de Radio One. Depuis son passage à la MBC télé comme Miss Météo en 1999-2000, la jeune femme en a fait du chemin. Elle nous parle de son métier?
● Qu?est-ce que cela implique d?être rédactrice en chef d?une radio ?
La presse parlée est très différente de la presse écrite. Il y a des bulletins d?information à chaque heure et je dois veiller à ce que chaque nouvelle soit actualisée, que le sujet traité calque sur l?angle choisi dans le briefing. Il faut toujours vérifier et revérifier toutes nos infos, même si c?est le B.A.-Ba du journalisme.
Je fais trois briefings par jour. Un pour le journal du matin, un autre pour celui de midi et un pour celui de l?après-midi. Je veille à ce que tout le travail en amont soit respecté. Je fais un planning à moyen et à long terme pour le journal. J?organise aussi la formation des stagiaires.
● Avec tout ce travail à abattre, les journées doivent être longues ?
Il m?arrive de rester jusqu?à fort tard à la radio, mais je quitte souvent le bureau à 20 heures. Toutefois, je reste en contact avec mes journalistes. Et j?ai aussi un chef d?édition avec lequel je travaille en coordination et on se consulte quand le besoin se fait sentir.
● Parlez-nous de votre parcours?
J?ai commencé comme pigiste à la radio et quelques mois plus tard, j?ai été embauchée comme journaliste. En octobre 2006, j?ai eu l?opportunité d?être nommée rédactrice en chef. J?ai été chanceuse, car mes chefs m?ont fait confiance.
● Est-ce plus difficile d?être à la tête d?une équipe quand on est une femme ?
Je n?ai pas eu de difficultés à m?imposer. Je mise beaucoup sur le travail d?équipe. C?est d?ailleurs ce qui fait la force de mon équipe. Même si parfois il y a des caractères différents et les caprices de certains à gérer, comme partout d?ailleurs?
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