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Dans le peloton de tête de la Banque mondiale
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Dans le peloton de tête de la Banque mondiale
Être parmi les premiers au monde dans la course à l?investissement. Tel est l?objectif du gouvernement pour relancer la croissance et atteindre le plein emploi. Dans un classement (Doing business in 2006), la Banque mondiale (BM) place Maurice au 23e rang (sur 155 pays). Le pays veut se hisser parmi les dix premiers de cette ligue.
Le rapport de la BM évalue la performance des pays en termes de degré de facilité à l?investissement et de convivialité dans les affaires. Même si Maurice jouit d?un classement honorable, plus d?un réalisent qu?il reste beaucoup à faire pour libérer le business d?une réglementation jugée encore trop lourde et paralysante. Le dernier budget initie plusieurs mesures pour transformer radicalement l?encadrement du business.
La BM note les pays en fonction de plusieurs paramètres: les procédures et autorisations pour démarrer un business; le recrutement et le licenciement; la protection des investisseurs; les taxes; les règles et la documentation touchant au commerce international; les procédures pour fermer une entreprise; et les dispositions pour faire respecter les contrats d?affaires.
?Bien que les politiques macroéconomiques soient très importantes, il est de plus en plus reconnu que la qualité de la régulation gouvernementale est un déterminant de prospérité?, écrivent les analystes.
Pour enregistrer une entreprise, un opérateur doit passer par six procédures, constate l?étude. Cela lui prend 46 jours en moyenne. A Singapour, par exemple, le nombre de procédures est le même, mais elles ne durent pas plus de six jours. L?étude prend en considération les règles auxquelles une petite et moyenne entreprise (PME) doit se conformer pour se faire enregistrer.
Les démarches post-enregistrement sont beaucoup plus compliquées. L?entrepreneur doit obtenir plusieurs permissions auprès de divers organismes, dont le ministère de la Santé, les collectivités locales, le Central Electricity Board, la Central Water Authority, les services de tout-à-l?égout. La BM énumère sous ce chapitre 21 procédures, qui prennent en moyenne 132 jours pour être complétées.
La réglementation de l?emploi peut représenter une barrière de taille à l?investissement. L?investisseur juge pertinent de savoir s?il jouit d?une flexibilité raisonnable pour recruter ou pour réduire ses effectifs si besoin est. Maurice occupe la 35e place sur ce plan.
Les barrières aux échanges internationaux sont un coût important aux yeux des entreprises. Par exemple, des procédures trop compliquées à la douane peuvent décourager les opérateurs. Le pays se place à la 20e position au chapitre du commerce transfrontalier.
Les exportateurs mauriciens doivent mettre en moyenne 16 jours pour compléter les cinq formalités nécessaires à l?expédition des marchandises à l?étranger. Les importateurs, eux, ont sept documents à remplir (ils doivent attendre 16 jours, eux aussi) avant de pouvoir prendre possession de leurs cargaisons.
Fermer une entreprise reste un exercice très coûteux à l?entrepreneur mauricien. D?ailleurs, Maurice occupe un rang peu flatteur (60e) sur ce tableau. Si un industriel veut mettre un terme à une activité qui lui fait perdre de l?argent, il doit attendre deux ans en moyenne. Les mécanismes de sortie demeurent très laborieux.
La bureaucratie, ce sont aussi les ressources déployées pour remplir les formalités du fisc. Les entreprises consacrent chaque année 158 heures aux différents returns de la corporate tax ou de la taxe à valeur ajoutée, entre autres.
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