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Dépister pour vaincre le cancer intra-utérin
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Dépister pour vaincre le cancer intra-utérin
Après le cancer du sein, celui du col de l?utérus est le plus fréquent chez les femmes. Le ministère de la Santé l?a bien compris. En deux ans, une vaste campagne de dépistage a touché quelque 40 000 femmes. Ce n?est qu?à travers cette méthode que ce cancer peut être anéanti.
En effet, dans le cas de cette maladie qui touche l?utérus, les lésions précancéreuses ne se développent pas en cancer si dépistées tôt et traitées en conséquence.
La Santé envisage donc de concrétiser de nouveaux projets pour prévenir ce mal. Il est question qu?une nouvelle méthode de dépistage soit introduite. Le National coordinator du ministère de la santé pour ce projet, le Dr
Farhad Aumeer, s?est d?ailleurs familiarisé avec cette technique lors d?un séjour à Paris.
La nouvelle méthode a déjà fait ses preuves en Europe et sera plus moderne. Actuellement, le temps pour l?obtention des résultats varie entre huit et douze semaines. Avec la nouvelle formule, une patiente aura ses résultats en moins de six semaines.
«L?idée du projet a été lancée mais nous avons encore à le peaufiner. Notre centre de virologie de Candos a les équipements nécessaires pour le faire et nous verrons dans quelle mesure adopter cette nouvelle technique», explique le Dr Aumeer.
De ce fait, un vaste dépistage national, touchant quelque 40000 femmes, a eu lieu ces deux dernières années. D?autres projets sont envisagés.
Des quelque 40 000 femmes qui ont subi les tests de dépistage, 4,5% d?entres elles, soit moins de 2000 femmes, ont eu des résultats anormaux. Un certain nombre avait déjà développé le cancer , qui évolue à partir de lésions induites par différents types de virus de la famille des papillomavirus humains. Ces infections sont normalement sexuellement transmissibles.
UN SUIVI QUI PEUT SAUVER
Le dépistage de ces 40 000 femmes s ?est déroulé avec le soutien d?un laboratoire en Inde. Un relevé des fiches médicales et un suivi sont actuellement établis dans chaque hôpital de l?île. «S?il n?y a pas de suivi approprié, bon nombre de ces femmes qui n?ont pas encore eu de cancer, vont le développer. Ces suivis peuvent sauver des vies», rappelle Farhad Aumeer.
Si dans le monde quelque 258000 femmes meurent du cancer du col de l?utérus chaque année, sa prévalence demeure peu importante chez nous. Les femmes visées lors de ces derniers dépistages sont celles de 35 à 60 ans.
Un point positif pour le National Coordinator : «la participation massive des femmes qui ont bien été sensibilisées par notre Field Coordinator, Soudir Kowlessur.» «Nous souhaitons un même impact pour les autres séries de dépistage.»
Autre projet : aménager de nouveaux équipements dans les hôpitaux pour des traitements. «Nous savons que le ministre tient à c?ur ce problème. L?investissement dans les hôpitaux pour traiter cette maladie sera une de ses priorités», précise le médecin.
Déjà en 2003, une première étape a été franchie avec l?achat de trois colposcopes ? appareils permettant l?examen du col de l?utérus avec un appareil optique placé dans le vagin ? pour les hôpitaux Victoria, Jeetoo et du Nord. Une formation destinée aux gynécologues du service public sera bientôt faite afin qu?ils se familiarisent avec ces appareils.
Un premier vaccin antiviral a aussi été récemment découvert. Mais le gynécologue Farhad Aumeer précise que «les données sont encore au stade expérimental. Il serait souhaitable de l?introduire au plus vite à Maurice une fois l?efficacité du vaccin prouvée».
Et à en croire The New England Journal Of Medecine, l?espoir doit être de mise. Des résultats préliminaires sur quelque 1533 femmes ont été « extrêmement encourageants», révèle le journal.
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