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Cuites mémorables
?ET GLOU, et glou, et glou?? On a tendance à avoir la main lourde sur la bouteille durant les fêtes de fin d?année. Résultat : d?horribles cuites. Trois personnalités nous en parlent et dévoilent leurs remèdes !
Jennifer Khoodoruth, Customer Relations Officer, a pris la cuite de sa vie à 17 ans. ?Je m?en souviens comme si c?était hier. Mes frères et moi faisions partie d?une équipe de volley-ball. Pour la soirée de la St.-Sylvestre, il était convenu de réveillonner entre volleyeurs. Chacun voulait que la soirée se fasse chez lui. Finalement, nous avons décidé d?organiser la fête dans notre rue, avec l?accord de la police. Outre les snacks, il y avait des boissons gazeuses et de la bière comme alcool. A minuit, après avoir fait la farandole et échangé nos v?ux, nous avons décidé d?aller embrasser tous nos parents de la rue. Nous avons fait halte dans chaque maison où nous avons été royalement reçus. Un petit vin par-ci, un petit champagne par-là. Rentrée à la maison, assise dans la cuisine, j?avais l?impression que le plafond tournait dans tous les sens. Mon frère m?a éclaboussé le visage avec du soda avant de m?entraîner dans ma chambre où je me suis écroulée sur mon lit. Le lendemain, je ne pouvais rien avaler à part de l?eau par? gallons. Depuis je fais très attention?.
Satish Boolell, médecin légiste, n?oubliera pas de sitôt ses années estudiantines. ?Cela fait longtemps que je n?ai pas été ivre. J?ai été traumatisé par les cuites prises en Irlande où je faisais mes études de médecine. En ces temps-là, nous n?avions pas besoin de raisons pour faire la fête. Les week-ends se suivaient et se ressemblaient. Nous mangions peu mais nous buvions des mélanges bizarres. Généralement nos virées se terminaient par une période d?amnésie au cours de laquelle nous émergions le matin dans le premier appartement ayant bien voulu nous accueillir. Avec l?âge, je suis devenu plus raisonnable.?
L?ambassadeur Vijay Makhan, actuellement secrétaire aux Affaires étrangères, a à son actif une cuite inoubliable.
?J?avais 15 ans quand le premier article que j?ai écrit sur Guy Rozemont, a été publié par le journal The Mauritius Times. Le jour de parution coïncidait avec l?organisation d?une fête au sein du journal et j?étais aussi à une autre, organisée par mes voisins à Cassis. comptaient sur moi. Au journal, j?étais si fier d?avoir été publié que j?ai voulu goûter aux boissons plus fortes. Je ne sais plus combien de verres j?ai consommé et j?ignore comment je suis rentré chez moi. La fête des voisins m?attendait. J?y ai fait une brève apparition en disant que j?allais revenir. Je me suis endormi pour ne me réveiller que le lendemain. Je me sentais non seulement mal mais aussi ridicule vis-à-vis de mes voisins et des gens du journal. Ma mère m?a préparé un bouillon de brèdes mouroum qui m?a plus ou moins remonté. J?ai retenu la leçon. J?aime bien le whisky mais je ne bois jamais sur un estomac vide. En tant que diplomate convié à de nombreuses réceptions, j?ai appris à tenir mon verre en sirotant mon whisky sans toutefois le laisser se réchauffer. ? Tout un art !
De l?eau à gogo
Pour des lendemains qui ne déchantent pas
L?alcool, comme l?explique le Dr François Ip, spécialiste de la médecine interne et acupuncteur, est un diurétique car il fait uriner plus que la normale. Mais contrairement aux diurétiques médicaux, il élimine plus d?eau que de sels. Les cellules sont donc déshydratées et cela explique la soif intense après une beuverie. Absorbé en fortes doses, l?alcool blesse la muqueuse de l?estomac et occasionne des brûlures et parfois même des vomissements. Pour s?en prémunir, le Dr Ip recommande l?absorption d?eau en grande quantité avant de se coucher. Si l?estomac est encore barbouillé au réveil, il conseille un jus de fruits non acide comme la poire, ou un verre de lait. Le bouillon chaud ou le café n?a aucun effet en lui-même sur la gueule de bois. ?C?est l?absorption de liquides qui compte pour stopper la déshydratation. ?. En cas d?estomac récalcitrant, on peut toujours prendre un antiacide. Paradoxe, paradoxe, le Dr Ip affirme que l?alcool, à 40 degrés, absorbé sans être dilué saoule moins vite. ?Il irrite l?estomac et par réflexe, le pylore se renferme. S?il est dilué, le pylore reste ouvert et l?alcool est plus facilement absorbé par l?intestin grêle. Si on veut retarder les effets de l?alcool, autant le boire sans diluer et l?accompagner d?aliments gras comme le fromage qui retarde la vidange de l?estomac.? Autant de conseils qui ne tomberont pas dans l?oreille de sourds?
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