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Crédit bancaire : Croissance en baisse à cause du contexte économique mondial

29 novembre 2011, 20:00

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Crédit bancaire : Croissance en baisse à cause du contexte économique mondial

Le crédit bancaire au secteur privé est en déclin. Il avait enregistré une croissance de 8 % entre janvier et août 2010 contre 6 % seulement pour la période correspondante cette année.

C’est un des points saillants de l’analyse du secteur bancaire par Cim Stockbrokers. Pour l’année civile 2010, le taux de croissance du crédit au secteur privé avait grimpé à 13 %, ce qui explique les bénéfices substantiels des établissements bancaires cette année-là, dont, à titre d’exemple, les Rs 4,5 milliards de la Mauritius Commercial Bank.

La société de courtiers attribue cette baisse du crédit au contexte économique international déprimant qui affecte la volonté des entreprises d’investir. Les projets d’expansion sont gelés ou au mieux remis à plus tard.

Mais malgré le ralentissement de l’économie mondiale, le secteur bancaire local se porte bien grâce à un portefeuille de prêt bien diversifié, une base capitalistique solide et le lancement de produits bancaires et d’investissements innovants, estime Cim Stockbrokers.

L’environnement des affaires demeure difficile pour l’industrie bancaire. Mais le positionnement de Maurice comme hub financier régional ouvre des perspectives d’expansion sur l’Afrique.

L’environnement bancaire est devenu plus compétitif avec l’ouverture de deux nouvelles banques, ABC Banking Corporation et Century Banking, une première banque islamique avec des investisseurs du Qatar et British American Investment.

Cim Stockbrokers est d’avis que le Produit intérieur brut du pays peut soutenir la vingtaine de banques en opération. Malgré le fait que la MCB et la State Bank représentent à elles deux 65 % des parts du marché bancaire.

La transformation des banques traditionnelles en institutions offrant une gamme plus élargie de services s’est accélérée avec la compétition accrue, ce qui constitue un bénéfice pour les consommateurs. Les services de banque privée et de gestionnaire de portefeuilles sont devenus communs aujourd’hui à toutes les banques.

L’amendement du Code Civil pour permettre le financement par crédit-bail de l’achat de propriétés immobilières et non immobilières devrait aussi ouvrir des opportunités pour les banques.

L’internationalisation des banques locales est également une voie d’avenir avec le ralentissement local du crédit. La MCB vise l’Afrique, la SBM cible le marché indien et AfrAsia ambitionne de devenir un pont financier entre l’Asie et l’Afrique. La MCB qui est présente dans la région, en Afrique et même à Paris, génère 40 % de ses bénéfices de l’international.

Pour ce qui est de l’efficience des banques, Cim Stockbrokers se livre à une comparaison entre le cost to income des principales banques. En clair, il s’agit de comparer ce qu’elles dépensent pour générer leurs bénéfices.

A ce compte, la SBM paraît la plus efficiente avec un ratio de 38,6 %. Dit autrement, pour chaque roupie de bénéfices, elle dépense 38,6 sous. La MCB n’est pas loin derrière avec un ratio de 42,6 %. La Bramer Bank, quant à elle, a un ratio de 84,3 %.

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