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Croquer La Réunion dans nos assiettes...

9 septembre 2008, 00:00

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Croquer La Réunion  dans nos assiettes...

Un «zambrocal» accompagné d?un bon «rougail saucisses», d?un «rougail tomate» et de piment au goût relevé par du combava, ça vous tente ? Manger réunionnais au déjeuner ou au dîner tout en étant à Maurice est aujourd?hui possible grâce à L?Isle Bourbon, restaurant sur la route côtière à Grand-Baie, qui a ouvert ses portes en décembre dernier. L?initiative revient au Réunionnais, Jean-Marc Robert.

En août de l?année dernière, il entame les démarches administratives pour ouvrir un restaurant à Grand-Baie. Quatre mois plus tard, une trentaine de couverts. Le guide dans cet océan de goûts et de saveurs : Olivier Gentil, un vieil ami du propriétaire. Il tient le rôle de chef de cuisine. «Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années. Je suis dans la restauration depuis plus de trente ans. A La Réunion, nous nous faisions à manger à tour de rôle Jean-Marc et moi. J?ai découvert le monde de la restauration alors que j?avais entre 11 et 12 ans. Mon oncle et ma tante avaient un restaurant», déclare Olivier Gentil, 47 ans, originaire de Grenoble.

Il est passé par un centre de formation pour apprentis cuisiniers en France et a travaillé pendant seize ans en Allemagne. Il a aussi bourlingué dans les différents secteurs de la restauration : pâtisserie, cuisine, salle, bar. En 2001, il s?installe à La Réunion. Puis, se retrouve à Mayotte, dans le rôle de chef de cuisine. C?est en décembre 2004 qu? Olivier rejoint Jean-Marc Robert à Madagascar pour la création du restaurant Le Zoreole proposant une cuisine réunionnaise et française. Forts de cette expérience, les deux compères décident alors de s?installer à l?île Maurice, avec le rougail saucisses, le cari de poulet, le cari de poisson, le rougail boucané, le rougail morue...

Les épices utilisées proviennent principalement de La Réunion à l?exemple du massalé, à ne pas confondre avec le massala utilisé à Maurice.

La clientèle est constituée majoritairement de touristes. «Nous avons quelques habitués maintenant. Il y a des Mauriciens qui viennent aussi mais ils ne font pas partie de la clientèle dominante. Grâce au bouche à oreille, les touristes réunionnais envoient leurs amis», confie Olivier Gentil.

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